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11 mars 2012 7 11 /03 /mars /2012 17:09

Je suis bien incapable de me rappeler ce que je faisais ce vendredi 11 mars 2011. J'imagine que c'est dans la matinée (du fait du décalage horaire) que j'ai appris qu'avait eu lieu ce tremblement de terre, alors que c'est le soir qu'ont dû arriver les premières images de cette immense vague, d'une lenteur terrifiante, noire et inéluctable, qui emportait tout dans sa course.

 

Et les jours se sont succédés, apportant les images de cette centrale nucléaire devenue folle, et de tous ces thuriféraires de l'atome, rassurants autant qu'ils tentaient de l'être.

De mensonge en mensonge, ce seraient aujourd'hui 3.000 personnes qui travailleraient à la maintenance et à la réparation de cette machin infernale, consacrant certainement leurs jours de repos à l'exhortation des forces telluriques de ne pas se déchaîner à nouveau, ce qui pourrait avoir pour conséquence la destruction, et la vidange catastrophique, de ces piscines qui contiennent le combustible utilisé - ce combustible dont, là comme ailleurs, on ne sait que faire.

 

Ayons une pensée, une affectueuse pensée, pour ces hommes et ces femmes qui ont tout perdu, famille et amis (près de 20.000 morts du fait du tsunami), maison, terres contaminées pour des siècles, et vivent avec cette épée de Damoclès des maladies induites par la radio-activité ambiante à laquelle nul n'échappe.

 

Après Tchernobyl, après Three Mile Island, après Windscale/Sellafield, et tous les autres (en URSS en particulier), combien en faudra-t-il pour nous délivrer de cette folie?

 

Faites de beaux rêves. 

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Published by Régis Hulot - dans Brut de décoffrage
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"Lorsque les pères s'habituent à laisser faire les enfants, lorsque les fils ne tiennent plus compte de leurs paroles, lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter, lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu'ils ne reconnaissent plus, au-dessus d'eux  l'autorité de personne alors c'est là en toute jeunesse et en toute beauté, le début de la tyrannie."
Platon.

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