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19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 06:47

Il y a cinquante ans était proclamé le cessez le feu en Algérie, après près de huit années de combats, de vagues de répression, ou de brèves accalmies.

 

Et voilà qu'on nous parle, enfin presque à découvert, de la torture systématisée par des militaires à qui on avait confié tous les pouvoirs, des Harkis abandonnés à la vengeance du FLN - les torturés devenant alors les plus impitoyables bourreaux, des misérables marchandages sur le Sahara - son pétrole et ses bases d'essais nucléaires, de la souffrance de ceux qu'on appelait les rapat' et qui se sont réfugiés dans une nostalgie - une ostalgie ? - gangrenée de revanche.

 

Ce 19 mars-là, j'avais 11 ans. Nos parents, qui avaient connu la "journée des barricades" de 1958, le retour de De Gaulle, le putsch des généraux - un quarteron de généraux en retraite - en 1961, et voyaient se développer l'OAS et ses centaines d'attentats, craignaient de nous voir jouer dans les cages d'escaliers. Mais ils attendaient avec impatience cette annonce, cette guerre ayant fait trop de morts et de malheurs.

 

Que faut-il en dire et en penser ahjourd'hui? Que, comme dans ces familles où se cache un lourd secret, un vice dissimulé, une faute honteuse, la vie quotidienne aura été gravement polluée par tous ces non-dits, tout juste masqués par une prescription ou une amnistie qui n'a rien réglé. Il n'est qu'à voir la présente campagne électorale...

 

Faites de beaux rêves.

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Published by Régis Hulot - dans Brut de décoffrage
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"Lorsque les pères s'habituent à laisser faire les enfants, lorsque les fils ne tiennent plus compte de leurs paroles, lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter, lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu'ils ne reconnaissent plus, au-dessus d'eux  l'autorité de personne alors c'est là en toute jeunesse et en toute beauté, le début de la tyrannie."
Platon.

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