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27 septembre 2008 6 27 /09 /septembre /2008 08:29
C'était il y a un an et demi.
Dans les derniers jours de sa campagne, réalisant de colossaux efforts pour rassembler autour de lui une majorité d'électeurs, notre grand cerf national (il portait déjà des bois de belle facture) avait appelé autour de lui les malades, les pauvres, les aveugles, les paralytiques, les femmes battues et humiliées de par le monde, les victimes de l'injustice, enfin, tous ceux qui pouvaient avoir confiance en sa parole pour trouver le chemin de la liberté et du bonheur. "Je ne vous trahirai pas" ne cessait-il de répéter, le coeur déchiré par les trahisons dont il avait été victime et dont il allait être l'auteur. Mais il y avait du Jaurès, voire du Spartacus, pour ne pas dire du Jésus-Christ dans ce discours-là.
C'était il y a un an et demi.

Comme elles sont loin toutes ces belles déclaration, comme elle paraît longue cette année et demie.
Aujourd'hui, les mêmes brames, le même ton de tribun - talonnettes et menton relevé il aurait presque un air de Berlusconi (n'est pas Benito qui veut!), les mêmes déclaration définitives mais sur le mode révolutionnaire (tendance "Jeunes populaires"?) pour fustiger le capitalisme sans morale ni patrie, les patrons qui se bourrent les poches, les banquiers irresponsables... A se demander si Besancenot, à ses heures de loisirs, ne s'est pas fait son "nègre".

Et tout cela pour quoi? Comme les cervidés qu'on peut entendre dans nos sous-bois, tout ce remue-ménage n'a qu'un seul but, qu'un seul ressort, dérisoire: il s'agit d'être le premier, et le seul, à jouir, à posséder, par conséquent à priver tous les autres de qu'on s'octroie. Il est bien du même bois que les gens qu'il fréquente.

Le jour où on jugera cet individu, un seul pourra suffire, hélas : vulgarité.

Bon weekend.
RH

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Published by Régis Hulot - dans Brut de décoffrage
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commentaires

FAB 30/09/2008 18:18

J'ai 35 ans et n'ai csuivi la vie présidentielle que depuis Mitterand. Je suis très mlitigé sur De Gaulle mais par rapport à mon histoire familiale. Je suis d'accord que le nouvel homme d'Etat est à inventer et pour moi, gauche et droite c'st un concept rétrograde. Si nous nous laissons endormir, c'est sur que nous n'aurons que le pouvoir que nous méritons.

Régis Hulot 01/10/2008 08:37


Gauche et droite, c'est rétrograde...

Peut-être, mais ce qui n'est pas rétrograde, c'est la différence entre ceux qui, conservateurs, pensent que le monde est comme il est et qu'on ne peut pas y changer grand chose (moi ça va va, je ne
sais pas si on peut vraiment améliorer la situation de ceux qui ont des difficultés sans mettre en péril notre "système"...), et ceux qui, progressistes, sont prêts à faire l'effort de tenter de
changer un monde marqué par l'injustice, la violence, le mépris (moi ça va, et je vais consacrer un peu de mon temps et de mes moyens à rendre ce monde un peu plus vivable...).

Devinez de que côté j'ai envie d'être ?

Et allez faire un tour sur le blog de Pumpernickel (en lien sur ma page).


FAB 27/09/2008 09:59

La question à se poser est aussi la suivante : existe-t-il quelqu'un aujourd'hui qui aurait la stature d'un chef d'Etat  ? La réponse est non ( de mon point d evue ). Une chose est sure : dans ma courte vie, je n'ai jamais connu de président de ce type, consternant pour notre pays.

Régis Hulot 29/09/2008 09:17



La question me paraît fort bien posée, qui nous ramène à l'éternel débat. Soit les débat d'idées permet de faire jaillir des solutions envisageables aux problèmes posés, et la puissance de la
délmocratie fait émerger celui ou celle qui incarnera ces solutions, soit apparaît une personnalité hors du commun dont l'imagination et la profondeur engendreront les solutions recherhcées par
la plus grande partie du corps social.
Bien entendu, la "vérité" est entre les deux.

Un véritable "Homme d'Etat"?
Si votre vie est encore trop courte pour en avoir connu en chair et en os, on peut tout de même rappeler que nous avons eu De Gaulle (que je n'aimais pas) qui a laissé une empreinte dans notre
histoire, telle que certains se réclament encore de lui. Et, météore dans notre histoire politique, on peut citer Mendès-France qui n'a gouverné que quelques mois et qui pourtant a été un des
grands inspirateurs de la gauche française ces 50 dernières années. On pourra parler de Mitterrand, qui avait aussi la carrure (qualités et défauts) pour vêtir les habits de l'homme d'Etat.

Mais tous ces hommes étaient d'un autre génération, qui avait connu et vécu une guerre avec ses souffrances et ses espoirs - il en fallait, et avaient fait de belles études classiques. Tous les
trois n'ignoraient rien des guerres civiles romaines et étaient capables d'en tirer des leçons...
Aujourd'hui, nos hommes politiques sont des gestionnaires, ils sortent des écoles de commerce ou de l'ENA (Ecole nationale d'administration) et ne
semblent avoir de l'avenir qu'une vision comptable. CON-TABLE disait mon ex-patron en frappant de son point fermé sur son bureau. Et ils confient leur "image" non au suffrage des militants qui se
déplacent ou pas pour les écouter, mais à des agences de communication qui les habillent en fonction des désirs, réels ou supposés, des panels de consommateurs.

L'Homme d'Etat reste encore à découvrir, à inventer, à faire surgir. N'est-ce pas à nous de le chercher sans nous laisser bercer par le discours, en allant plus profond que l'apparence, en
découvrant, comme disait le poète, "les choses qui sont derrière les choses".

RH



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"Lorsque les pères s'habituent à laisser faire les enfants, lorsque les fils ne tiennent plus compte de leurs paroles, lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter, lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu'ils ne reconnaissent plus, au-dessus d'eux  l'autorité de personne alors c'est là en toute jeunesse et en toute beauté, le début de la tyrannie."
Platon.

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