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30 novembre 2008 7 30 /11 /novembre /2008 20:42

Il y a quelques heures, j'ai évoqué le cas des morts de la rue, de quelques unes de ces centaines de personnes qui, depuis des années, meurent dans la rue, à raison de près d'un par jour.


On apprends ce soir qu'un jeune homme de 27 ans vient de se pendre dans sa cellule dans une prison de Marseille. Un de plus. Un de trop, mais pas le dernier, car on meurt beaucoup dans les prisons françaises, on se suicide beaucoup, et en particulier dans ces cellules disciplinaires où sont enfermés ceux qui se signalent un peu trop à l'attention d'une administration pénitentiaire qui ne semble pas avoir trop de compte à rendre ni à l'administration judiciaire, ni à la République.


En dehors de quelques fortes paroles (mais les mots sont toujours les mêmes, tout droit sortis d'un glossaire de la compassion et de l'émotion à l'adresse du petit peuple) des uns et des autres, sauf, le plus souvent, d'un ministre de la justice en sursis que le fait du prince fera disparaître aussi vite qu'il l'avait mis en lumière, il ne se passe strictement rien. Ni réel plan de construction de places de prison dont il paraît que nous manquons, ni recrutement en nombre suffisant de personnels compétents, ni prise en compte des multiples pathologies physiques ou mentales dont souffrent une grande majorité de détenus, ni programmes d'utilisation des compétences et de préparation à la sortie dans des conditions qui ne garantissent pas la récidive ou la chute dans l'exclusion sociale, familiale ou professionnelle, ni..., ni..., ni...

Il semble que nos gouvernants, dans ce domaine comme dans tant d'autres, ne fassent strictement rien, attendant d'un hypothétique miracle que la situation se règle toute seule.


Et comme face à eux il n'y a rien, que personne n'ait le courage de dire que certains problèmes sociaux d'une extrême gravité sont à résoudre sans délai, et cela au prix du confort de ceux que la vie gave de biens et de plaisirs, la situation demeure en l'état et rien ne bouge.


Je viens d'écrire qu'il n'y a rien. Sauf nous, peut-être. Encore faudrait-il trouver le moyen d'être un peu ensemble, et que cela se voie.

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Published by Régis Hulot - dans Brut de décoffrage
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"Lorsque les pères s'habituent à laisser faire les enfants, lorsque les fils ne tiennent plus compte de leurs paroles, lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter, lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu'ils ne reconnaissent plus, au-dessus d'eux  l'autorité de personne alors c'est là en toute jeunesse et en toute beauté, le début de la tyrannie."
Platon.

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