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24 février 2009 2 24 /02 /février /2009 22:00
Ainsi, quelques mois après la quasi-faillite de leur filiale commune NATIXIS, le groupe de Banques populaires et la Caisse d'épargne vont fusionner pour assurer leur survie, empochant au passage les subsides de l'état (plus précisément les fonds des contribuables)  pour leur donner le petit coup de pouce dont elles prétendent avoir besoin pour amortir le choc de leurs opérations désastreuses dans le jeu malsain de l'ingénierie financière.
S'il faut "sauver" les banques, acteurs indispensables du système économique, sauvons-les, mais faut-il le faire à ce prix?

Car ce qui choque, ce n'est pas l'intervention de la puissance publique dans le jeu économique, c'est la manière de le faire et l'hypocrisie (en grec, "caché derrière le masque [de l'acteur]) qui préside à l'opération. Apport de capitaux, soit, mais sans droit de vote à hauteur de la participation, c'est à dire que les banquiers qui ont dilapidé l'argent de leurs actionnaires et de leurs clients vont continuer à n'en faire qu'à leur tête. Quant à la nomination d'un ami et collaborateur du nanoprésident à la présidence du nouvel ensemble, elle relève d'une opération de "poudre aux yeux" absolument détestable. On se demande si, prétendant représenter l'état, il ne sera pas plutôt au mieux un banquier pur et dur qui se moquera comme d'une guigne des intérêts de la collectivité, au pire une marionnette servant de caution au jeu des intérêts d'actionnaires ou de dirigeants n'ayant de comptes à rendre à eux-mêmes.

Faites de beaux rêves.

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Published by Régis Hulot - dans Brut de décoffrage
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"Lorsque les pères s'habituent à laisser faire les enfants, lorsque les fils ne tiennent plus compte de leurs paroles, lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter, lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu'ils ne reconnaissent plus, au-dessus d'eux  l'autorité de personne alors c'est là en toute jeunesse et en toute beauté, le début de la tyrannie."
Platon.

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