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14 mai 2009 4 14 /05 /mai /2009 10:19
Locked in syndrome, ou syndrome d'enfermement. On peut lire sur ce sujet l'article de Wikipédia, que le livre "Le scaphandre et le papillon" de Jean-Dominique Bauby avait mis en lumière il y a déjà quelques années.

Il m'est impossible de ne pas rapprocher cette situation relativement terrifiante imposée à un être humain par la "nature" de celle qui est imposée, mais par la volonté de quelques généraux qui s'espèrent peut-être éternels, à Mme Aung San Suu Kyi, prix Nobel de la Paix, qu'on vient de remettre en prison dans l'espoir de tuer dans l'oeuf jusqu'au souvenir de la révolte du 8 août 1988 qu'on a appelée la Révolution safran. Mais, tout comme pour ceux que l'accident cérébral a condamnés à l'immobilité et qui pourtant parviennent à communiquer, Mme Aung San Suu Kyi continue à agir même enfermée, à parler même silencieuse, puisque c'est sa vie elle-même qui est un message.

Mon ami Pumpernickel nous rappelle à intervalles réguliers que nous allons "fêter" dans trois semaines l'anniversaire du massacre des étudiants place Tian'anmen. J'évoque de mon côté le 8 août en Birmanie, tout comme il m'arrive de parler du 17 décembre 1961 en France. Ce n'est pas pour le plaisir qu'on fait ressortir de l'Histoire l'ombre des bourreaux, c'est simplement pour la justice et l'honneur qu'on rappelle à notre mémoire le souvenir des victimes. Mais c'est surtout pour les vivants, pour les enfants des vivants, pour les enfants de leurs enfants qu'on essaie de rappeler les conséquences des erreurs, et pour tenter d'empêcher leur renouvellement.

A oublier le passé, on se condamne à le revivre.

Faites de beaux rêves.

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Published by Régis Hulot - dans Brut de décoffrage
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"Lorsque les pères s'habituent à laisser faire les enfants, lorsque les fils ne tiennent plus compte de leurs paroles, lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter, lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu'ils ne reconnaissent plus, au-dessus d'eux  l'autorité de personne alors c'est là en toute jeunesse et en toute beauté, le début de la tyrannie."
Platon.

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