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18 mai 2009 1 18 /05 /mai /2009 14:07
Ce sera toujours ça de pris. Toucher 50 ou 100 ou 130 euro de plus par mois, quand votre bulletin de paye affiche un salaire de 300 ou 400 euro, cela représente un sacré pourcentage d'augmentation, et cela permet d'envisager de manger de la viande deux fois par quinzaine au lieu de pas du tout.

Je ne vais pas cracher sur ces centaines de milliers de personnes qui vont passer de l'autre côté du seuil de pauvreté, sous lequel se trouvent actuellement sept ou huit millions de nos compatriotes. Je suis même plutôt content pour eux, car bien peu sont ceux qui ont mérité cette misère et cette humiliation.

Mais tout cela n'arrive pas à m'empêcher de penser que cette procédure du RSA n'est pas de nature à tirer les salaires vers le haut, à inciter les employeurs à proposer des emplois à temps plein plutôt qu'à temps partiel, à distribuer la "plus-value" aux employés plutôt qu'aux actionnaires, institutionnels ou individuels. Et je pressens que ce RSA aura, pour les plus pauvres (qui vont, de fait, rester pauvres), le rôle qu'on a longtemps donné au salaire des femmes dans un foyer, celui du second salaire, du salaire d'appoint, qui n'a pas besoin d'être élevé, mais qui justifie aussi qu'on n'augmente pas le salaire du mari...

Faites de beaux rêves.

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Published by Régis Hulot - dans Brut de décoffrage
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"Lorsque les pères s'habituent à laisser faire les enfants, lorsque les fils ne tiennent plus compte de leurs paroles, lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter, lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu'ils ne reconnaissent plus, au-dessus d'eux  l'autorité de personne alors c'est là en toute jeunesse et en toute beauté, le début de la tyrannie."
Platon.

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