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26 mai 2009 2 26 /05 /mai /2009 19:30
Sur le fond, rien à dire sur la dernière saillie du dénommé Lefebvre qui n'est que la suite logique de ce qui se dit depuis tant d'années dans moult cabinets ministériels ou moult cercles où se retrouvent les représentants de la fine fleur de la pensée néo-libérale. Et si j'ai bonne mémoire, l'argument de la "liberté" n'a rien de nouveau, puisque c'est M. Jean-Marie Le Pen qui réclame depuis bien longtemps, au nom de la "liberté", l'abrogation des conventions collectives et du droit du travail pour permettre aux salariés et aux employeurs de négocier librement salaires et conditions de travail.
Alors, allons-y gaiement pour les nouvelles libertés, celle de travailler pendant ses congés de maladie, et pendant son congé de maternité, et pendant ses vacances, pendant le temps passé pour se rendre au travail (à condition de trouver une place assise à toute heure dans le métro ou le bus), voire pendant qu'on mange ou même pendant qu'ont rend à son conjoint l'hebdomadaire hommage incontestablement mérité...

Ce Lefebvre est peut-être certainement un vrai c.., qui semble bien correspondre à la définition d'Audiard, à savoir qu'il est capable de tout oser ("c'est à ça qu'on les reconnaît"), mais c'est surtout un petit minable qui croit nous émouvoir en nous montrant de quoi il se sent capable. C'est le niveau cour d'école, quand les petits garçons se montrent leur zizi en prétendant avoir le plus beau, le plus gros, le plus long, mais surtout celui qui pisse le plus loin. Ils ignorent encore que la taille n'est rien, et que seul l'usage qu'on en fait vaut quelque chose, usage que notre bonhomme semble encore ignorer, tout comme les gamins ignorent ce qui se cache - ou ne se cache pas - sous les jupes des filles, et qu'elles n'ont que peu envie de montrer. Dans cette affaire, notre Lefebvre me semble surtout occupé à montrer la taille de son cul-ot, ou de son in-con-sistance, à celui en qui il voit son modèle et son maître, qui semble avoir aussi des problèmes de taille.

En voici donc deux qui ne vont pas manquer de poursuivre sur la voie royale qui mène de l'ignominie au ridicule, retournant par la même occasion aux sources idéologiques qui sont les leurs, celles des maîtres de forges et du pétainisme, les uns comme l'autre voulant "remettre les Français au travail". Il est vrai que, de la part de ces gens qui recevaient le mardi, qui étaient au théâtre le jeudi, à leur "campagne" au premier soleil, souvent sur la Riviera l'hiver, "remettre les Français au travail", cela signifiait quelque chose...
La seule chose que je leur reprocherait - si jamais j'avais du temps à perdre à leur sujet - ne serait pas de poursuivre dans une voie qui n'a pour ambition que parquer des cohortes de travailleurs lobotomisés dans des camps de travail, mais d'avoir si peu de culture qu'ils ne savent même pas au nom de quoi ils le feront. Quitte à être gouverné par mes adversaires, j'aimerais plutôt l'être par des salauds que par des imbéciles.

Faites de beaux rêves.

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Published by Régis Hulot - dans Brut de décoffrage
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commentaires

Genco22000 27/05/2009 00:21

Régis Hulot 27/05/2009 08:18



Anti-Sarko, pourquoi pas. Mais cela me semble un peu court.
Tout comme être "anti-fasciste", ou être "anti-communiste".
D'ailleurs, j'ai été "contre la guerre", il n'y a pas tellement longtemps, et
je n'ai jamais mis fin à une guerre, ni réduit sa durée de la moindre seconde.

Le drame, ce n'est pas de manquer "d'anti-sarko(s)", mais de constater que le "Sarko"
en question se ballade, triomphant, dans un champ de ruines, les
ruines de ce que nous avons appelé la gauche (je vais en parler
en expliquant mon vote du 7 juin), le syndicalisme,
détruits sous les coups de boutoir non pas de l'idéologie libéraliste mais
grâce aux heures passées à nous décérébrer nous-mêmes devant les
écrans de télévision.

Quoi qu'il en soit, la solution peut aussi passer par ce premier effort d'être "anti",
en ne nous empêchant pas d'envisager d'être un peu "pour", d'être "avec", bref, d'être constructeurs après avoir été destructeurs.

RH



Pat59 26/05/2009 20:46

D'accord mais là on est gouverné par des salauds ET des imbéciles.C'est d'ailleurs à ça également qu'on les reconnait...

Régis Hulot 27/05/2009 08:21



Oui, nous voici dans une situation pire que celle que j'envisageais... ce qui ne me rassure pas.

Je vais faire un tour sur votre blog.

A+

RH



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"Lorsque les pères s'habituent à laisser faire les enfants, lorsque les fils ne tiennent plus compte de leurs paroles, lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter, lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu'ils ne reconnaissent plus, au-dessus d'eux  l'autorité de personne alors c'est là en toute jeunesse et en toute beauté, le début de la tyrannie."
Platon.

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