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1 octobre 2009 4 01 /10 /octobre /2009 20:24
Je range.

C'est à dire que je poursuis mon vain combat contre le désordre, une certaine forme de désordre visible ou invisible, mais mon rangement ressemble, pour reprendre le mot d'un humoriste cultivé - Philippe Meyer, au remplacement d'un désordre par un autre...

N'empêche, je retrouve un vieux numéro du Monde2 (du 2 octobre 2004), appendice hebdomadaire au "grand quotidien du soir" consacré cette semaine-là à Françoise Sagan. Et, feuilletant les pages, je repense à Albert Camus, mort le 4 janvier 1960 sur la nationale 5 dans une puissante Facel-Véga, conduite par Michel Gallimard. Camus avait 47 ans, et certainement bien des livres à écrire, bien des projets à réaliser...

Si je repense à Camus, c'est à cause de cette page 29 du magazine, en bas à droite. Une photo, celle de Sagan près de l'épave de son Aston-Martin broyée après son accident du 15 avril 1957. Et une légende stupide, qui est bien le reflet d'une époque stupide (dans ce domaine), qui reprend les propos imbéciles d'une femme qui, certainement, n'envisageait pas autre chose que l'alternative morte ou indemne. "C'était un accident idiot, écrira-t-elle dans Réponses. Je ne prends jamais de risques. Je conduit très vite et prudemment."

Il faut dire qu'à l'époque, vu les moyens techniques (faible équipement téléphonique, chirurgie encore peu développée, et surtout moyens de transport et de préservation des blessés très archaïques), les blessures graves menaient souvent à la mort. Et qu'il était de bon ton, dans certains milieux, de ne pas craindre la mort. Mais Sagan imaginait-elle la tétraplégie, quand elle osait proférer de telles sottises?

Faites de beaux rêves.
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"Lorsque les pères s'habituent à laisser faire les enfants, lorsque les fils ne tiennent plus compte de leurs paroles, lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter, lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu'ils ne reconnaissent plus, au-dessus d'eux  l'autorité de personne alors c'est là en toute jeunesse et en toute beauté, le début de la tyrannie."
Platon.

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