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12 août 2011 5 12 /08 /août /2011 13:33

Je ne peux pas affirmer m'en souvenir de ce dimanche 13 août 1961 où les Berlinois découvrirent la longue barrière de barbelés et autres obstacles empêchant la libre circulation entre les différents secteurs de leur ville (divisée, comme le reste du pays, en quatre depuis 1945), une ville qui portait à l'époque à la fois les cicatrices de la guerre et les marques, à l'Ouest, d'une prospérité toute nouvelle.

 

Puis ce fut le mur, cet vaste no man's land qui avait officiellement pour but de protéger l'Est des menées de l'Impérialisme avec sa panoplie de mitrailleuses, de miradors, de chemins de ronde et de chiens policiers, un peu sur le modèle de ce qui se pratiquait dans les années 30 et 40 dans le Reich. Mais de l'autre côté, le nôtre, à l'Ouest, si les méthodes on été différentes, elles n'ont pas été plus honorables, comme si les « Puissances » avaient passé dès l'origine une sorte de contrat honteux pour s'assurer leur tranquillité intérieure.

 

Depuis, des régimes qui devaient durer mille ans, ont fait faillite, sous les coups de boutoir d'un capitalisme qui semble avoir perdu la tête à la suite de cette victoire historique, sans songer que le cours de l'Histoire aurait pu être totalement différent.

 

On dit que la liberté y a gagné. Une forme de liberté, c'est vrai, mais, pour beaucoup, cela ne reste que des mots. Et se réjouir de la chute de ce mur il y a vingt ans ne peut empêcher de voir qu'il est tombé sur les pieds des plus fragiles, des plus pauvres, des plus démunis.

 

 

Faites de beaux rêves.

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Published by Régis Hulot - dans Brut de décoffrage
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"Lorsque les pères s'habituent à laisser faire les enfants, lorsque les fils ne tiennent plus compte de leurs paroles, lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter, lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu'ils ne reconnaissent plus, au-dessus d'eux  l'autorité de personne alors c'est là en toute jeunesse et en toute beauté, le début de la tyrannie."
Platon.

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