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25 février 2011 5 25 /02 /février /2011 21:47

 

J'ai eu la chance de pouvoir essayer, durant quelques minutes, le vélo pliant STRIDA que diffusent les magasins Nature et découvertes.

 

Tout d'abord, merci au personnel qui (même si la vendeuse qui s'est chargée de moi ne semblait pas être une cycliste chevronnée, malgré sa remarquable efficacité dans le gonflage des deux pneus de petit diamètre) a su faire preuve de patience, expliquer le mode de fonctionnement de la machine (essentiellement pliage et dépliage), répondre aux questions posées, et prendre en compte quelques remarques venant d'une personne qui croit avoir une assez bonne connaissance des contraintes auxquelles un cycliste doit savoir se soumettre.

 

Me voici donc parti, après avoir laissé une carte d'identité et un chèque du montant de l'achat (sage, mais un peu excessive précaution à mes yeux), aux commandes de cette machine.

Très agréable grâce à sa légèreté, à sa vivacité (bonne rigidité du cadre), l'efficacité de sa courroie crantée (toujours propre) qui remplace fort opportunément la chaine traditionnelle, la sûreté des deux freins à disques qui ne craignent pas la pluie et assurent une arrêt sans délai, le relatif confort de la selle (à régler mieux la prochaine fois), mais aussi tout à fait déroutante du fait de son guidon beaucoup trop étroit, plus proche de celui d'une "patinette" (c'est d'ailleurs le même mode de pliage qui est adopté) que de celui d'un vélo.

Et ainsi, ce qui était vif devient parfois difficilement contrôlable, le plus petit mouvement des bras, ou encore la moindre "pesées" des épaules, étant répercuté dans la direction, rendant la trajectoire assez imprévisible. Quel dommage ! Il suffisait d'allonger d'une dizaine de centimètres chacune des poignées pour, sinon annihiler, du moins réduire fortement cette très désagréable sensation, sans pour autant changer quoi que ce soit à la facilité du pliage, ou à l'encombrement de l'engin une fois replié.

Un autre détail. Ce genre de vélo n'est pas fait pour rester sur la voie publique, et a vocation à être rangé à la maison, ou sur son lieu de travail (il s'en trouvera pour le trouver encore bien volumineux, même plié). Mais il se peut qu'on ait à faire quelques courses, et qu'on doive abandonner pour quelques minutes, voire le temps d'une séance de cinéma, sa machine en stationnement sur un trottoir. Pourquoi les concepteurs ont-ils oublié d'intégrer, à la conception de cet engin, un solide anneau dans lequel on aurait pu passer une forte chaine antivol ?

Un dernier mot pour les regrets. La réglementation oblige à vendre un vélo muni de son éclairage avant et arrière. Pourquoi cela manque-t-il? Est-ce une manière d'aller grappiller quelques euros de marge supplémentaire sur cet engin qui n'est tout de même pas bon marché, et qui mériterait d'être livré "prêt à rouler"? Et faut-il en dire autant de la housse de transport, qui grève de près de dix pour cent le prix d'achat?

De petits détails bien désagréables, faciles à faire disparaître (au prix de marges légèrement réduites...), et dont l'impact commercial n'est pas neutre.

 

On le voit, je ne suis pas encore tout à fait convaincu, et je vais attendre un peu avant de faire mon chèque.

 

 

(il y a une suite, clic ici)

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Published by Régis Hulot - dans Sur la route
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"Lorsque les pères s'habituent à laisser faire les enfants, lorsque les fils ne tiennent plus compte de leurs paroles, lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter, lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu'ils ne reconnaissent plus, au-dessus d'eux  l'autorité de personne alors c'est là en toute jeunesse et en toute beauté, le début de la tyrannie."
Platon.

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