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24 août 2011 3 24 /08 /août /2011 23:50

... pour que rien ne change.

 

Nos "riches", et même nos "super riches", ceux qui ont fait fortune grâce au travail de milliers d'autres (souvenez vous de ce patron de Carrefour dont on justifiait les émoluments colossaux en disant qu'il donnait du travail à des dizaines de milliers de personnes), se rappellent brutalement à notre bon souvenir, et déclarent (pas tous, pas tous, rassurez-vous!) qu'ils veulent être davantage taxés et participer au redressement national.

Et cela par le truchement d'un hebdomadaire dont j'ai lu qu'il était de gauche, puisque le rédactionnel est sur les pages de gauche et la publicité pour les produits de luxe est sur les pages de droite.

 

La belle affaire! Ceux qui depuis des lustres ont fait en sorte de payer moins d'impôts, employant tous les moyens (même légaux) dans ce seul but, qui ont délocalisé leur patrimoine, qui ont créé toutes les structures leur permettant de cacher revenus et fortune, qui ont applaudi aux discours anti-étatiques et on encouragé le transfert des charge sur la masse des travailleurs salariés, les mêmes viennent s'acheter une virginité de pacotille en faisant croire qu'ils vont consentir un effort au bénéfice de la collectivité.

 

Mais à qui va-t-on faire croire cela?

 

Une fois de plus, ceux qui ont fait la crise, ceux qui ont vécu de la crise, ceux que la crise enrichit encore ajoutent l'abjection à la provocation. A se demander s'ils se rendent compte de ce qu'ils disent et écrivent.

 

Faites de beaux rêves.

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Published by Régis Hulot - dans Brut de décoffrage
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"Lorsque les pères s'habituent à laisser faire les enfants, lorsque les fils ne tiennent plus compte de leurs paroles, lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter, lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu'ils ne reconnaissent plus, au-dessus d'eux  l'autorité de personne alors c'est là en toute jeunesse et en toute beauté, le début de la tyrannie."
Platon.

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