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30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 09:47

Pas facile de parler de Malaparte, ce journaliste, diplomate, soldat, écrivain (etc...) dont le parcours sinueux est pour le moins déconcertant.

 

Pas facile de parler de ces deux livres lus dans la foulée, où la poésie se mêle à la brutalité, où le lyrisme semble marcher l'amble avec l'abjection. Malaparte parle de la guerre, il décrit la guerre, la vie des soldats sur le front de Finlande ou à Naples, les tueries, la dégénérescence morale, la solitude, mais aussi une certaine beauté du monde, dans des tableaux successifs, des sortes de fresques qu'on découvrirait en passant d'une pièce à l'autre dans une maison pavée de souffrance.

 

Pas facile de supporter certaines pages en se disant que c'est aussi cela qu'il faut regarder pour voir l'abîme du monde, loin des conventions qui veulent que l'atroce soit à peine évoqué. Et pourtant, pourquoi ne pas montrer l'atrocité du monde, au prétexte que cela vous soulève le coeur?

 

 

Faites de beaux rêves.

 

 

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Published by Régis Hulot - dans A lire ou à pâlir
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"Lorsque les pères s'habituent à laisser faire les enfants, lorsque les fils ne tiennent plus compte de leurs paroles, lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter, lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu'ils ne reconnaissent plus, au-dessus d'eux  l'autorité de personne alors c'est là en toute jeunesse et en toute beauté, le début de la tyrannie."
Platon.

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