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15 mars 2010 1 15 /03 /mars /2010 17:45
Il en a été question ces derniers jours, et cela devrait pouvoir se développer dans les semaines et les mois à venir: il est possible de porter plainte contre un gouvernement qui n'assume pas son obligation de dispenser un enseignement conforme aux exigences légales dans le cadre de l'obligation scolaire.

 

Un exemple. Dans le collège de mes enfants, près de 11% des cours n'ont pas été dispensés depuis le début de l'année. Aujourd'hui lundi, ma fille n'a pas eu cours de grec, le professeur absent depuis plusieurs jours n'étant pas remplacé.

Globalement, cela signifie que si d'aventure la totalité des cours est assurée d'ici la fin de l'année, il manquera au moins 5% de l'enseignement dus aux élèves (contre un peu plus de 4% l'an dernier) qui, eux-mêmes, peuvent être sanctionnés en cas d'absence non justifiée.

 

Qu'en sera-t-il l'an prochain, quand ce sera une nouvelle charrette de plusieurs milliers d'enseignants qui disparaitront?

 

Autre chose, qui va dans le même sens. L'autre jour, je rencontre la conseillère d'orientation psychologue. Elle m'apprend que 300 de ses collègues devraient partir en retraite cette année. Et que 50 places sont offertes au concours de recrutement, places qui ne seront pas obligatoirement pourvues. Un remplacement pour six départs, on est loin du un sur deux dont parle le gouvernement. Mais c'est avec un tel système qu'on détruit tout le système éducatif, tout ce sur quoi comptent les gens pour accéder au savoir, à la formation, à l'emploi.

 

A se demander pourquoi l'UMPopulaire n'a pas réussi à rassembler 70% des électeurs (avec au moins 80% de participation, évidemment)...

 

Faites de beaux rêves.

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Published by Régis Hulot - dans Brut de décoffrage
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"Lorsque les pères s'habituent à laisser faire les enfants, lorsque les fils ne tiennent plus compte de leurs paroles, lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter, lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu'ils ne reconnaissent plus, au-dessus d'eux  l'autorité de personne alors c'est là en toute jeunesse et en toute beauté, le début de la tyrannie."
Platon.

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