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16 décembre 2013 1 16 /12 /décembre /2013 08:08

Lundi matin, 7 heures.

 

Les gestes sont-ils devenus mécaniques? Certainement pas, mais il faut dire qu'on s'y tromperait.

Éteindre le réveil une première fois, une seconde cinq minutes plus tard, une troisième après cinq nouvelles minutes mais s'arracher tout de même à la chaleur de la couette, poser un premier pied par terre, aller jusqu'à la salle de bain - avec Scarlett (notre chatte familiale) dans les jambes car elle réclame déjà sa pitance. Puis remplir la bouilloire électrique, préparer le thé du matin après avoir allumé la radio.

 

Les deux nouvelles arrivent l'une derrière l'autre : Peter O'Toole, à Londres, et Joan Fontaine, chez elle à Carmel en Californie, viennent de mourir. L'un incarna, et avec quelle intensité et quel succès, le colonel Thomas Edward Lawrence, l'autre fut, sous la direction d'Alfred Hitchcock, la "seconde" madame de Winter dans un Rebecca qu'on peut revoir cent fois, avec un plaisir que rien ne vient affadir. Bien sûr, ils ne furent pas que cela (Peter O'Toole a parcouru tout le répertoire shakespearien), mais c'est la marque indélébile qu'ils me laissent, associée au souvenir des heures passées dans les salles obscures où je suis entré bien des fois sans passer par la caisse, profitant de portes mal fermées ou de détours inattendus.

 

Un souhait. Qu'on ne fasse pas découvrir Lawrence d'Arabie aux nouvelles générations à la télévision, mais que ce film ressorte sur grand écran, remastérisé pourquoi pas, aux dimensions qu'a voulues son auteur. Quant à Rebecca, qu'on le garde, dans son velours en noir et blanc, pour de petites salles aux écrans presque carrés, si jamais il en reste.

 

Faites de beaux rêves.

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Published by Régis Hulot - dans Brut de décoffrage
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"Lorsque les pères s'habituent à laisser faire les enfants, lorsque les fils ne tiennent plus compte de leurs paroles, lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter, lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu'ils ne reconnaissent plus, au-dessus d'eux  l'autorité de personne alors c'est là en toute jeunesse et en toute beauté, le début de la tyrannie."
Platon.

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