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27 septembre 2010 1 27 /09 /septembre /2010 21:41

C'est donc fait. En votant comme un seul homme (à l'exception de Les Verts) en faveur de l'accord à mes yeux contre nature passé entre l'UMP (donc Xavier Bertrand), Jacques Chirac (donc un grand honnête homme), Bertrand Delanoë (donc les instances dirigeantes du PS) sous l'autorité et avec la bénédiction d'un président de la république qui n'en finit plus de battre des records d'impopularité tout en couvrant de honte l'ensemble de ceux qu'il est censé représenter, la "classe politique", "l'établissement" comme le serine depuis tant d'années un Jean-Marie Le Pen, montre jusqu'où elle peut descendre pour régler, à sa façon, et dans la discrétion des salons des restaurants chics, les différends qui doivent être connus de la Justice, rendue, on le rappelle, au nom du peuple français.

 

Alors qu'on assiste à la tentative d'élimination, par tous les moyens, des rares contre-pouvoirs qui existent dans ce pays, il a fallu que ce soit ceux qui disent aspirer au pouvoir (à gauche) qui s'allient à ceux qui n'ont comme objectif que le garder (à droite) pour insulter ceux qui attendaient que, une fois son immunité tombée, l'ancien président de la république rende enfin des comptes sur des affaires où la cupidité l'a disputé à l'arrivisme.

 

Cet accord n'a qu'un sens, il nous signifie brutalement qu'il y a un justice pour les faibles, celle qui doit envoyer des gosses en prison, et une justice pour les forts qui échappent, à tous les coups, aux conséquences de leurs malversations.

 

Implacable avec les faibles, et respectueux des puissants. La nouvelle devise de leur république?

 

 

Faites (quand même) de beaux rêves.

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Published by Régis Hulot - dans Brut de décoffrage
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"Lorsque les pères s'habituent à laisser faire les enfants, lorsque les fils ne tiennent plus compte de leurs paroles, lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter, lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu'ils ne reconnaissent plus, au-dessus d'eux  l'autorité de personne alors c'est là en toute jeunesse et en toute beauté, le début de la tyrannie."
Platon.

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