Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
7 janvier 2010 4 07 /01 /janvier /2010 10:27

Nous en avons de la chance d'avoir notre belle Roselyne comme grand prêtresse de la santé en France. Imaginons que nous aurions pu avoir une ministre incompétente...



Tout cela pour dire une chose qui n'a certainement échappé à personne. Si la belle Roselyne a pris la (bonne, c'est sûr) décision de ne pas donner suite à la commande d'une cinquantaine de millions de doses de vaccins anti-grippe A (virus H1N1), doses qui n'ont été à ce jour “ ni livrées, ni payées ”, ce n'est pas pour cela que nous allons faire l'économie des centaines de millions qu'elle a eu le bon goût de nous faire miroiter. J'imagine que les commandes faites il y a quelques semaines ou mois aux laboratoires pharmaceutiques répondaient à certaines conditions, y compris le coût d'un éventuel dédit de la part du gouvernement français. Mais, de cela, Roselyne n'a pas parlé.



Chacun de nous sait, d'expérience, que notre bon gouvernement sait soutenir, quand c'est nécessaire, les grandes entreprises (françaises), ou les grandes institutions financières – il l'a prouvé dans un passé récent, des fonds mis à la disposition des banques à la prime à la casse qui subventionne indirectement les grands groupes automobiles. Il serait étonnant que les laboratoires pharmaceutiques, nationaux ou pas et le plus souvent transnationaux, aient à souffrir de cette décision, et on imagine assez bien que des indemnités soient versées aux fabricants de vaccins avant même qu'ils aient commencé les fabrications ainsi indemnisées.



Encore une exemple d'une saine gestion des finances publiques, qui nous rassure.



Faites de beaux rêves.

Partager cet article

Repost 0
Published by Régis Hulot - dans Brut de décoffrage
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Le blog de Régis Hulot
  • : Quelques réflexions sur le monde d'aujourd'hui, avec un brin d'humour quand c'est possible.
  • Contact

Imaginons qu'on réfléchisse...

"Lorsque les pères s'habituent à laisser faire les enfants, lorsque les fils ne tiennent plus compte de leurs paroles, lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter, lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu'ils ne reconnaissent plus, au-dessus d'eux  l'autorité de personne alors c'est là en toute jeunesse et en toute beauté, le début de la tyrannie."
Platon.

Recherche

Archives