… parce que j'aime autant vous dire que, pour moi, Monsieur Éric, avec ses costards tissés en Écosse à Roubaix, ses boutons de manchettes en simili, et ses pompes à l'italienne fabriquées à Grenoble, eh bien, c'est rien qu'un demi-sel. Et là, je parle juste question présentation, parce que si je voulais me lancer dans la psychanalyse, j'ajouterais que c'est le roi des cons. Et encore, les rois, ils arrivent à l'heure. Parce que j'en ai connu, moi, mon cher maître, des rois, et pas des petits : des Hanovre, des Hohenzollern, rien que des michetons garantis croisades...
(Monsieur Charles – Bernard Blier, dans Le cave se rebiffe)
C'était pour rendre hommage à ceux qui ont servi et honoré la langue française, qu'elle ait été académique ou verte.
Vous imaginez bien que le 15 août 1969 je n'étais pas à Woodstock! D'abord, votre serviteur n'était pas disponible (je crois que j'étais épouvantablement amoureux), et, l'aurait-il été, il n'avait pas les moyens de s'offrir le voyage en avion pour NYC afin d'assister à un concert qui ne devait être qu'une petite fête entre amis. De toutes façons, à cette époque, pas plus qu'aujourd'hui, je ne lisais la presse qui diffuse les dates de concerts...
Et pourtant, comme des millions de gens, je me souviens de ces trois jours de paix, de musique et d'amour, façon sex, drug, and rock'n roll. Tout comme je me souviens du dernier concert des Beatles en janvier 1969 sur le toit d'un immeuble londonien qui abritait leur maison de disques Apple... un nom repris (après dures négociations) plus tard par deux génies californiens de l'informatique.
Est-ce de la nostalgie, ou le souvenir d'un temps qui n'en finit pas de finir, de cette musique, le Rock'n Roll qui, sous ses multiples déclinaisons, continue à nous berce le cœur et l'âme depuis plus d'un demi-siècle.
Et qui vient à la fête de l'Huma, dans quelques jours? Deep Purple! Et cela n'aura pas une ride...
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