Imaginons qu'on réfléchisse...

"Lorsque les pères s'habituent à laisser faire les enfants, lorsque les fils ne tiennent plus compte de leurs paroles, lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter, lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu'ils ne reconnaissent plus, au-dessus d'eux  l'autorité de personne alors c'est là en toute jeunesse et en toute beauté, le début de la tyrannie."
Platon.

Serais-je "écolo" ?

Jeudi 24 septembre 2009
Allez

voir

ça


Et faites de beaux rêves.
Par Régis Hulot
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Samedi 19 septembre 2009

Je n'avais tout de même pas tout à fait tort quand, un brin par provocation et un brin pour remettre les esprits de mes chers élèves conducteurs en place, je leur proposais jadis un usage plus approprié de leur future voiture que celui auquel elle semblait destinée. “ Puisque votre moteur, en vertu des principes indépassables de la thermodynamique, ne pourra jamais vous fournir globalement plus d'un tiers d'énergie mécanique pour deux tiers d'énergie calorifique, vous pourriez installer votre voiture à la place de votre cheminée, elle y serait plus efficace. ”

 

Je lis dans une récente livraison du Monde (8 septembre 2009, Économie, page 15) que Volkswagen veut produire et commercialiser des mini-centrales électriques chez les particuliers.

L'idée est simple : un moteur de Golf (alimenté au gaz naturel, et réglé ad hoc) peut produire à la fois du mouvement (pour un tiers), traditionnellement pour faire avancer une voiture, mais ici pour faire tourner un gros alternateur. Il produit aussi de la chaleur ordinairement dispersée dans l'atmosphère ou très partiellement utilisée pour réchauffer l'habitacle, mais qui sera ici consacrée au chauffage des maisons ou de l'eau chaude sanitaire. Il faut dire qu'on trouve dans les automobiles “ presque tout ce dont on a besoin pour fabriquer une mini-centrale ” explique Rudolf Krebs, un dirigeant de VW à l'hebdomadaire Der Spiegel du lundi 7 septembre.

Les promoteurs du projet voient dans cette proposition une solution pour compenser les fluctuations du courant produit par les énergies renouvelables qui sont des sources aléatoires. Ces mini(?), micro(?), nano(?)centrales, avec leur temps de réaction extrêmement court et leur souplesse du fait de leur nombre, de leur future interconnexion, devraient pouvoir offrir une alternative sérieuse à moyen terme à l'équivalent de deux centrales nucléaires ou au charbon, sur la base des 500.000 clients que revendique LichtBlick, une entreprise installée à Hambourg.

 

L'idée ne manque pas d'ambition et, si elle fait appel à une technologie (le moteur à combustion interne commandée) qui a tout de même montré ses limites, elle peut permettre de diversifier, de subdiviser, de délocaliser les productions énergétiques. Et rien n'interdit d'imaginer, le progrès étant avant tout dans l'invention, un accroissement à la fois de l'efficience énergétique (la chaleur devient aussi mouvement dans le moteur Stirling) et une réduction des consommations. Rien ne serait en effet plus grave que de croire qu'il est encore possible d'imaginer un monde où règnera encore la croissance du volume de produits, de la consommation, de l'énergie, partant du gaspillage.

 

Faites de beaux rêves.

Par Régis Hulot
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Mardi 8 septembre 2009
Fin d'été.
Il est temps de faire un peu de ménage pour préparer l'hiver, y compris pour les oiseaux auxquels nous avons pris l'habitude d'offrir le clos et le couvert.
On sort l'échelle, on la met en place contre le grand arbre où est installé le nichoir fourni par La Hulotte, et on décroche l'objet.
Et on trouve ça, hélas.







Le nid est vide, les parents sont partis (morts "naturellement" ou croqués par un prédateur?) et ont laissé ces oeufs qui ont été (j'ai eu la curiosité de vérifier) partiellement couvés.

J'ai appris que ces petits oiseaux abandonne(raie)nt facilement leur nid quand il ne contient que des oeufs, mais qu'ils on tendance à défendre leurs petits dès qu'il ont éclos, et qu'ils font d'incessants aller-retours pour les nourrir.

J'ai donc vidé le nid, et voilà ce que j'en ai retiré



Imaginons le nombre de voyages nécessaire pour amasser un tel volume de brindilles, de mousse, de cheveux, de fibres en tous genres pour arriver à un tel résultat. Et si certains matériaux paraissent relativement grossiers, le dessus du nid est beaucoup plus douillet. Constatez-le vous même.



Ne reste plus qu'à passez le nichoir à l'eau de javel (pour éliminer germes et parasites), le laisser sécher, et le remettre en place pour l'hiver où il servira d'abri pour les oiseaux, avant qu'ils ne se lancent à nouveau dans son aménagement.

Faites de beaux rêves.


Par Régis Hulot
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Lundi 7 septembre 2009
Ce dimanche, petit tour à deux - ma sagace épouse et moi - à la "Folie des plantes" de Nantes, suivant en cela le conseil entendu le matin même sur Radio-Paris France-Inter.

Parallèlement au déballage de plantes à tous les prix (mais ni tellement cher, ni tellement bon marché) et dans tous les genres, il y avait le désormais indispensable Village équitable auquel il ne saurait être question, dans ce monde durable, d'échapper. Tee-shirts équitables, jus de fruit équitable, pots de fleurs équitables, tout y passe pour donner le sentiment que, si on a pris sa voiture pour ne faire qu'une demi-douzaine de kilomètres pour venir (en vélo, entre un quart d'heure et 20 minutes), on n'en est pas moins soucieux de justice (d'équité) et de durabilité.

Une bonne surprise pourtant, la présence de Pascale Moreau-Colas (son blog en suivant ce lien), coloriste textile de son état, qui profitait de l'occasion pour présenter son activité. En gros, de nombreux pots contenant toutes sortes de végétaux trempant dans l'eau de pluie (acide), ou la lessive de cendre (alcaline - ne me demandez pas ce que cela veut dire !), dégageant des odeurs diverses et variées, dans lesquels on peut tremper laines, poils, et tissus divers... d'où ils ressortent bleus, rouges, verts ou jaunes.
Nous avons donc eu droit à un petit cours de chimie végétale, tout à fait passionnant et surtout très spectaculaire.

Et je suis reparti avec un petit morceau de racine de garance, à offrir à une petite fille qui porte ce prénom. Vous savez, Garance, c'est le nom d'une fleur dont est amoureux le pauvre Baptiste.

Faites de beaux rêves.
Par Régis Hulot
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Lundi 22 juin 2009
Il n'y a pas que les roses, bien évidemment, mais il faut bien reconnaître que ces fleurs ont le privilège de joindre les formes, les couleurs et les parfums.

"Albertine", par exemple, dont il y a un exemplaire (bouture, de bouture, de bouture...) dans le jardin, avec son air tout simple, un peu chiffonnée, pas très durable, mais qui dégage un parfum si délicat.
Sur la première photo, on peut voir quelques gouttes de rosée sur le fil laissé par une araignée. Je l'ai vu après, en ouvrant le dossier et en transférant l'image, et ce fut une belle surprise.







Ou "Mermaid", dont les fleurs durent tout au plus deux jours mais se renouvellent sans cesse, des fleurs à trois ou quatre pétales, d'un jaune si tendre, et qui laissent derrière elles une sorte de fruit qu'on aimerait pouvoir laisser sur l'arbre.



Ou encore "Iceberg", d'un blanc presque pur, qui vire à peine quand la fleur se fane.





Et puis, il y a cette curieuse flaur qui forme un long fuseau, aux multiples petites fleurs jaunes, accrochées sur une tige duveteuse.



Voilà, la visite est temporairement terminée.

Faites de beaux rêves.
Par Régis Hulot
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