Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
24 janvier 2009 6 24 /01 /janvier /2009 09:00
Le 20 janvier 2008.

C'est terminé. J'ai réussi à tout lire, à commenter, à taper les textes, à organiser tout cela pour que cela paraisse avec un minimum de régularité dans les jours prochains.

Comment conclure ? En redisant un certain nombre de choses qui sont ma conviction, et qui sont parfois partagées par d'autres qui le disent autrement ou, hélas, ne le disent pas.

Les enseignants de la conduite ont raté le train de l'histoire dans les années 80. Eux, et les exploitants d'auto-écoles. Mais on ne se refait pas, et on ne pouvait pas demander à une profession majoritairement opposée au pouvoir sorti des urnes un certain 10 mai 1981 (pour cause de petit commerce - et souvent de petites idées) de comprendre qu'il était grand temps d'enseigner la conduite pour répondre à un besoin "sociétal" et non pour vendre un "produit" avec le maximum de marge possible.
Les salariés n'ont pas été plus intelligents, d'ailleurs, puisqu'ils ont été incapables d'imposer leur intégration au système éducatif global dont rêvait (avec d'autres) un certain Alain Savary - dont on peut se souvenir comme d'un homme d'honneur.

Réformer aujourd'hui le permis de conduire? C'est se tromper d'objectif, puisqu'il faut avant tout réformer les modes et les structure d'apprentissage de la conduite, et réformer les instruments de mesure des compétences acquises.

Réformer les modes d'apprentissage. Mettre à la poubelle cette prétendue "pédagogie par objectifs" dont il faut citer la source. Elle vise à fabriquer des acteurs capables de réaliser un certain nombre de tâches, mais jamais à construire des personnes capables d'avoir et la maîtrise de leurs actes, et la capacité à porter sur eux un jugement autonome. Alors, nous parler aujourd'hui de responsabilité n'a aucun sens tant qu'on reste dans ce que j'ai toujours appelé un dressage et non un enseignement ou un apprentissage. Et si on ne peut jeter aux orties cette "PPO", au moins cesser d'en faire l'alpha et l'oméga de l'enseignement en laissant à chaque enseignant la liberté d'utiliser, ou pas, le "livret d'apprentissage" et la "fiche de suivi" qui sont censés refléter le travail effectué (et que les inspecteurs vont voir pour juger du sérieux de l'enseignement - quand ils viennent). Le débat, dans ce domaine, est ouvert, ré-ouvert après trente ans d'échec plus ou moins avéré.
Et réformer sinon les moniteurs enseignants du moins leur "formation" de base, si on peut lui donner en conscience ce qualificatif. Recruter des gens d'abord plus désireux d'enseigner que de rouler en voiture, s'assurer de leur culture générale (à l'occasion s'assurer qu'il maîtrisent la langue qu'ils emploient), s'assurer d'un minimum de culture technique (en sachant, mieux que certain ministre, faire une règle de trois), leur donner des compétences en pédagogie ou en psychologie, par exemple. Le chantier est vaste, et il sera nécessaire de faire tomber bien des places-fortes de gens qui, au nom de leur compétence (?) on souvent servi leurs intérêts...

Réformer les structures d'apprentissage. Tant qu'on mélangera deux ingrédients qui, au mieux, peuvent produire une émulsion instable (pardon pour le pléonasme), à savoir enseignement et commerce, on n'arrivera à rien. Et ce n'est pas à coup d'aides ou de subventions qu'on résoudra le problème, puisqu'on ne touche pas au fond de l'affaire. Demain comme hier, ce sont les auto-écoles qui vendront à leurs élèves les places d'examen qu'elles reçoivent de l'Administration. Ces auto-écoles continueront donc à favoriser leurs meilleurs clients, ceux qui réussissent et qui, par le jeu d'un calcul aussi byzantin qu'opaque, leur permettent de multiplier les droits à l'examen, donc les réussites, donc le chiffre d'affaires.
Tout le monde le sait, on peut ouvrir une auto-école avec moins de trois sous, et une auto-école n'a pas de valeur marchande (surtout du fait de l'absence de numerus clausus). Il est donc possible de fermer les auto-écoles contre une garantie, celle offerte aux enseignants, qu'ils soient ou pas exploitants, qu'ils pourront continuer à exercer leur métier dans un autre cadre à peu près aussi avantageux. Ainsi, on peut transférer aux lieux d'enseignement et d'éducation la "charge" d'enseigner la conduite : la partie théorique sera intégrée dans les emplois du temps des élèves (notons que c'est déjà fait pour l'ASSR et que cela ne pose de problème à personne), la partie pratique sera assurée par des "moniteurs enseignants de la conduite" disposant éventuellement de leur propre véhicule (le cadre juridique reste à préciser) qui interviendront au fur et à mesure des besoins dans tel lycée, dans tel centre de formation d'apprentis. Parallèlement, la conduite accompagnée sera la règle, cette pratique pouvant être assumée par tout adulte, sur tout véhicule, avec n'importe quel élève. Et on pourra aller jusqu'au droit de conduire seul (sous certaines conditions de contrôle pédagogique) avant même l'obtention du "diplôme" - et non plus du permis.

Réformer l'instrument de mesure des compétences acquises.
A l'évidence, il faut ne finir avec la forme actuelle de l'ETG (épreuve théorique générale), QCM dont on ne se sort qu'après un apprentissage intensif tant du contenu que de la forme, dont le mode d'expression déroute ou étonne souvent, dont l'objectif est esentiellement de répondre aux fantasmes
tayloristes de la pédagogie par objectifs, mais également à l'incompétence (qui sait "faire un cours" en auto-école?) pédagogique des enseignants contraints d'y avoir recours.
Il faut aussi en finir avec l'examen pratique tel qu'il se présente aujourd'hui: difficile d'en connaître la date moins de quinze jours à l'avance, encore plus difficile d'en connaître le contenu, puisqu'il dépend en réalité de l'examinateur, lui-même secrètement convoqué ici ou là. Il faut aussi, quitte à fâcher, en finir avec les inspecteurs du permis de conduire dont l'efficacité pédagogique et docimologique demeure peu convaincante, puisqu'ils donnent l'autorisation de conduire à des personnes incapables d'assumer cette responsabilité (cf. accidentalité des néo-conducteurs). Cet examen doit être remplacé par une série de contrôles continus, effectués par des enseignants (comme dans tous les autres domaines), selon des périodicités connues à l'avance, sur des programmes précis, et des conditions (météorologiques...) variées. Ainsi, à la suite de deux ou trois, voire quatre épreuves (plus une synthèse, pourquoi pas?), on obtiendra un diplôme de conducteur.

Et maintenant, à vos commentaires !

RH
Repost 0
24 janvier 2009 6 24 /01 /janvier /2009 08:55

Merci de prendre connaissance de cette précision.



Voilà la mesure ultime, que j'appelle 15 bis, qui fait suite aux fortes déclarations de celui que j'ai affublé du sobriquet de "nanoprésident". Non à cause de sa taille, détail qui me laisse de marbre, mais à cause de son comportement, éternelle agitation, saillies renouvelées, initiatives intempestives, mais résultats souvent inversement proportionnels au bruit produit.

Voici donc la fameuse mesure, annoncée à son de trompe, qui va enfin punir - par où ils ont pêché - ceux qui boutent le feu aux véhicules, en particulier le soir de la St Sylvestre (31 décembre).

Je rappelle que Sainte Barbe, la patronne des pompiers et des artilleurs, se fête le 4 décembre.

Je vous laisse lire l'intégralité de ce texte, et vous retrouve en bas de page...


 


Mesure n°15 bis(?),

ou

last but not least.


Mesure relative aux incendiaires de véhicules


Les auteurs d’incendie de véhicules seront privés de l’usage du permis de conduire aussi longtemps qu’ils n’auront pas indemnisé leurs victimes.


La recrudescence, depuis plusieurs années, des incendies volontaires de véhicules, notamment à l’occasion des fêtes de fin d’année, devient préoccupante. Elle est souvent le fait de mineurs ou de jeunes majeurs, qui ne sont pas titulaires du permis de conduire.


Ces agissements inadmissibles, qui privent les victimes de ce qui est souvent leur seul moyen de transport pour se rendre sur leur lieu de leur travail, doit faire l’objet d’une répression adaptée.


Il apparaît dès lors opportun, comme l’a envisagé le Président de la République, que les personnes ayant incendié des véhicules puissent être condamnées à une peine leur interdisant de conduire ou de passer le permis de conduire, s’ils n’en sont pas déjà titulaires. Cette interdiction peut le cas échéant être levée s’il est établi qu’elles ont remboursé la victime. Ainsi, les auteurs d’incendie volontaire pourront eux-mêmes mesurer les inconvénients qui découlent de la privation d’usage d’un véhicule et le coût engendré par l’incendie.



Décision du Comité interministériel de la sécurité routière


Créer, dans le cadre du projet de loi d’orientation et de programmation pour la sécurité intérieure, une nouvelle peine complémentaire applicable aux auteurs d’incendie volontaire de véhicule, leur interdisant de conduire ou d’obtenir la délivrance du permis pendant cinq ans, cette interdiction pouvant même durer tant que l’indemnisation n’a pas été versée à la victime ou à l’organisme de garantie.


A cette peine pourra s’ajouter une interdiction de conduire jusqu’à réparation complète du

préjudice causé, dans le cadre d’un sursis avec mise à l’épreuve.




Vous aurez lu jusqu'au bout, j'imagine, et je m'abstiendrai de faire le moindre commentaire. Je vous renvoie bien plus volontiers à cet article de Me Eolas (fin juriste devant l'Eternel)

http://www.maitre-eolas.fr/2009/01/02/1262-brouir-ou-conduire-il-faut-choisir

qui montre à quel point cette mesure, bien contestable juridiquement parlant, est également susceptible d'être inapplicable. Mais il fallait bien faire plaisir au nanoprésident, et il me semble symptomatique que cette mesure ne soit pas numérotée mais " collée " à la fin d'un texte énumérant des mesures qu'on peut contester ou approuver, mais qui ont au moins le mérite, pour certaines, de tenter de faire bouger les choses dans un sens positif comme je crois l'avoir montré.

Repost 0
24 janvier 2009 6 24 /01 /janvier /2009 08:50

Merci de prendre connaissance de cette précision.


Mesure n° 15 : Améliorer la qualité du système de formation au permis.



De nombreuses décisions pour améliorer la qualité de la formation et valoriser la profession des enseignants à la conduite. Il est grand temps de s'intéresser au problème, qui est un des BONS moyens d'améliorer formation des élèves, résultats à l'examen, sécurité sur la route.



L'enseignement de la conduite est assuré par environ 10 000 établissements qui préparent près d'un million de candidats. L'État se doit de créer enfin une véritable filière professionnelle pour les enseignants de la conduite.


Décision du Comité interministériel de la sécurité routière


Renforcer le dialogue entre la profession et l'Etat en élargissant les compétences du « Conseil supérieur de l'enseignement de la conduite automobile et de l'organisation de la profession (CSECAOP) » il ne serait pas mauvais de revoir les conditions de désignation/élection de cet organisme qui n'entretient avec les enseignants que des relations extrêmement lâches et distendues, c'est le moins qu'on puisse dire; il s'agit de pouvoir traiter l'ensemble des questions d'éducation routière. Mettre en place des comités locaux permettant d'assurer la permanence du dialogue au niveau départemental.


Mettre en place un diplôme d'enseignant à la conduite certifié au-delà du seul ministère des transports. Ce diplôme permet de sanctionner les capacités pédagogiques et les connaissances nécessaires pour enseigner. La préparation à ce diplôme sera réexaminée. On attend avec impatience la réaction du lobby des centres de formation, organismes qui vivent presque essentiellement de subsides publics.


Rendre obligatoire ce n'est pas déjà le cas ? la formation continue de manière à permettre un déroulement de carrière des enseignants à la conduite.


Mettre en place des qualifications complémentaires au diplôme d'enseignant de manière à permettre aux enseignants de pouvoir assurer des formations spécifiques (ex : pour des personnes handicapées ; pour des sessions postérieures à la délivrance du permis de conduire ; à des situations particulières, telles que le verglas, la neige ou la glace, etc...). et leur permettre, sous des conditions acceptables, d'enseigner en dehors du cadre restreint et sclérosant des auto-écoles et autres centres de formation. Un enseignant disposant de son autorisation peut très bien donner des leçons de conduite à bord d'une voiture à double-commandes, puisqu'un NON ENSEIGNANT peut le faire pour ses propres enfants sans même surprime d'assurances. Il serait sain de revoir ce problème dans le cadre du nouveau statut d'auto-entrepreneur.


Engager la concertation avec la profession pour mettre en place un processus qui pourra aller jusqu'à la certification de la qualité du service rendu par les écoles de conduite. Ce processus permettra aux inspecteurs du permis de conduire de participer à la valorisation de la profession ce qu'ils n'ont pas beaucoup fait jusqu'ici, il faut bien l'avouer, se bornant le plus souvent à défendre des intérêts strictement catégoriels, au besoin en pénalisant considérablement les candidats qui dépendent d'eux.



Échéances


2009 pour les instances de concertation.

2010 pour la mise en place de la formation continue et du conventionnement ou

de la certification des écoles de conduite.

2011 pour la mise en place du diplôme et des qualifications complémentaires.

Repost 0
24 janvier 2009 6 24 /01 /janvier /2009 08:40

Merci de prendre connaissance de cette précision.


Mesure n°14 : Pouvoir s'évaluer régulièrement.



Tester ses aptitudes au volant tout au long de la vie



L'éducation routière ne concerne pas que les jeunes et les conducteurs débutants, mais toutes les catégories de la population, y compris celles ayant appris à conduire il y a de nombreuses années et à qui on serait bien inspiré de faire subir, dès 40 ans (j'en ai près de 60), un examen médical simple pour dépister les handicaps susceptibles d'avoir une influence sur la capacité à conduire.


Cette mesure permet à tous les conducteurs qui le souhaitent de prendre un rendez-vous d'évaluation dans une école de conduite pour :


actualiser (tous les combien ?) leurs connaissances théoriques (il suffit d'être père ou mère de famille pour fuir ce genre de choses : quand on demande à ses enfants qui vont à l'auto-école ce qu'il apprennent, on s'aperçoit vite qu'on serait bien incapable de passer l'examen de codes. Inutile alors d'aller se rendre ridicule...)et pratiques (" Mais je conduis très bien, moi ! Je n'ai pas besoin de cette actualisation !").


évaluer leur pratique et disposer des éléments leur permettant ensuite de s'auto-évaluer ce qui n'est pas donné à tout le monde, car c'est vraiment difficile !.


Ces rendez-vous seront facultatifs à 100 euro ce qui risque fort d'être une séance de DVD (voir ce qui se passe dans les stages de récupération de points de permis de conduire), cela risque de ne pas déplacer les foules, d’une durée d’une demi-journée, et d’un coût estimé à 100 euros.



Décision du Comité interministériel de la sécurité routière


Mettre en place et normaliser à partir de 2009 des rendez-vous facultatifs d'évaluation et d'actualisation des connaissances.



Échéances


2009 : initialisation.

2010-201 : développement.

Repost 0
24 janvier 2009 6 24 /01 /janvier /2009 08:30

Merci de prendre connaissance de cette précision.


Mesure n°13 : Intégrer les objectifs du « Grenelle de l'environnement » dans l'éducation routière.



Conduire moins vite, c’est moins d’accidents, moins de CO² et moins cher.

J'aimerais avoir ici une pensée émue pour cet (excellent) inspecteur du permis de conduire (ainsi que de la sécurité routière) qui, parmi les quelques consignes données aux candidats avant l'examen, prononçait celle-ci à haute et intelligible voix : " atteignez sans tarder les vitesses autorisées ". Et qui ne manquait pas, pendant l'épreuve, de rappeler aux candidats qu'ils devaient " bien utiliser la boite de vitesses ", et " dynamiser leur conduite " pour " ne pas gêner les autres usagers ". Il considérait (à juste titre ?) comme une erreur, le fait de rouler à 90 km/h sur une voie où un néo-conducteur pouvait atteindre 100 km/h – 110 km/h pour les autres conducteurs. Je ne peux que lui souhaiter de partir en retraite avant l'application de ce point de la réforme en cours.


En application des décisions du « Grenelle de l'environnement », il apparaît nécessaire de mieux valoriser, lors de l'éducation routière, les bénéfices écologiques, économiques et sociaux, que procurent l'éco-conduite et les modes de mobilité alternatifs à l'automobile (j'ai tant de fois dit à mes élèves : " dès que vous aurez votre permis, vous pourrez vous acheter un vélo ! ".


Les futurs conducteurs pourront ainsi mieux prendre conscience des exigences inhérentes au partage de l'espace public, y compris en milieu urbain. Ils devront être à même de respecter les différentes catégories d'usagers et de mesurer la vulnérabilité particulière de certains d'entre eux.


Il s'agit d'intégrer les objectifs du Grenelle de l'environnement aux différentes phases de l'éducation routière :


lutter contre la vitesse excessive et développer l'éco-conduite pour préserver l’environnement.


mettre en place la démarche « code de la rue » (il existe donc un texte qui s'appelle ainsi ?)pour protéger les usagers vulnérables.



Décision du Comité interministériel de la sécurité routière


Intégrer les objectifs du Grenelle de l'environnement aux différentes phases de l'éducation routière, en milieu scolaire comme dans les écoles de conduite ce qui ne sera pas facile pour les enseignants qui ont été tellement formés aux plaisirs mécaniques et dont la conduite est parfois... étrange. Sans parler des formateurs des motards dont les habitudes et les méthodes sont (à cause même de l'épreuve préparée) presque totalement tournées vers le pilotage..


Modifier les épreuves de l'examen du permis de conduire (et modifier les inspecteurs ? Bon courage !) de manière à pouvoir évaluer les savoir-être et les savoir-faire.



Échéance


2009/2010

Repost 0
24 janvier 2009 6 24 /01 /janvier /2009 08:20

Merci de prendre connaissance de cette précision.


Mesure n° 12 : Transformer l'épreuve de conduite.

 



Passer du décompte d'erreurs à un bilan de compétences : une nouvelle façon d’appréhender l’épreuve de conduite pour tous les acteurs.



Dans la procédure actuelle, l'évaluation du candidat à l'épreuve de conduite repose essentiellement sur le relevé des erreurs commises, dont certaines sont éliminatoires ce qui n'est pas scandaleux en soi. Cette procédure peut amener l'inspecteur à recaler on dit plus souvent " ajourner "un candidat bien qu'il ait acquis la conviction que ce dernier a atteint le niveau requis pour maîtriser la conduite dans de bonnes conditions de sécurité. Pourquoi le résultat est-il négatif, alors ? Les inspecteurs sont-ils des machines sans discernement ? Et quand une faute éliminatoire est commise, peut-on parler de " niveau requis pour maîtriser la conduite dans de bonnes conditions de sécurité " ? cette formulation semble bien confuse et contradictoire...


Cette évolution implique la mise en place d'une nouvelle grille grille, cela fait un peu prison... d'évaluation, prenant davantage en compte les aspects comportementaux du candidat (attention et respect portés aux autres usagers de la voie publique, application du principe de prudence) ainsi que de nouveaux savoir-faire (conduite économique et respectueuse de l'environnement inspecteurs et enseignants vont devoir beaucoup apprendre, car la conduite économique ne semble pas être actuellement leur premier sujet de préoccupation – ils aiment tellement entendre le moteur ! Sans parler, évidemment des motards, dont les compétences se mesurent si peu à la maitrise de leurs pulsions !).


Cette mesure nécessitera la formation en 2009 des 1270 inspecteurs et des 89 délégués du permis de conduire et de la sécurité routière à une évaluation en rupture avec l'approche actuelle pour un coût de 700 000 euros (à peu près 500 euro – mot invariable – par personne, soit une dizaine d'heures tout au plus), et la sensibilisation des 28 000 enseignants de la conduite (un budget pour les inspecteurs, pas de budget pour les enseignants. Comment feront-ils ?).



Décision du Comité interministériel de la sécurité routière


Modifier la grille d'évaluation des candidats à la conduite pour passer du décompte d'erreurs à un véritable bilan de compétences et de comportement.



Échéance


2010 : mise en œuvre de la mesure.

Repost 0
24 janvier 2009 6 24 /01 /janvier /2009 08:10

Merci de prendre connaissance de cette précision.


Mesure n° 11 : Moderniser l'épreuve du code.



L’épreuve du code actualisée :

Une révision complète des questions.

Un passage de l’examen sur ordinateur individuel (soit 1,5 million d’euros).



Afin d'améliorer la sécurité des conducteurs novices, l'épreuve du code doit être améliorée sur le fond et sur la forme. On pourrait penser à la formule suivante, puisqu'une voiture est un obnjet mobile et que tout doit se faire " dans le mouvement " : une vidéo de dix secondes environ, un arrêt sur image d'une ou deux secondes, puis une question à laquelle il faut répondre en deux ou trois secondes...


Sur le fond, cette épreuve ne doit pas être une simple interrogation sur la réglementation mais permettre de s'assurer de la connaissance par les candidats des bonnes attitudes et comportements à mettre en œuvre.


La banque de questions doit donc être rénovée pour introduire les problématiques spécifiques aux conducteurs novices et environnementales, améliorer davantage encore la formulation des questions en évitant les fausses formulations juridiques inutiles et inaccessibles aux candidats, renforcer la pertinence de l'épreuve en ajoutant des questions comportementales, clairement identifiées.


Sur la forme, l’organisation de l’épreuve du code sera modernisée et sécurisée y avait-il tant de cas de fraude ? (postes informatiques individuels pour les candidats).


Le contrôle des dossiers et la surveillance de la salle pourront être confiés à des personnels administratifs ce qui permettra de redéployer une partie du temps de travail des inspecteurs (5%) sur les tâches exigeant leur compétence spécifique.



Décision du Comité interministériel de la sécurité routière


Procéder pour le second semestre 2009 à la révision générale des questions de code, tant sur les thématiques que sur les aspects pédagogiques. Quel sera le poids des éditeurs de matériel pédagogique qui, a travers un oligopole de fait, semblent faire la pluie et le beau temps dans ce domaine.


Organiser, dans un délai de 2 ans, le passage de l'épreuve de code sur ordinateur individuel en lieu et place du système de diaporama avec boîtier individuel. Voilà qui ne va peut-être pas réjouir les auto-écoles qui vont se trouver contraintes à de profonds renouvellement de matériels, dont le poids financier sera automatiquement répercuté sur les élèves.



Échéances


6 mois pour la révision des questions par un groupe de travail largement ouvert (éditeurs pédagogiques, jeunes les jeunes ? Sur la base de quelles compétences ?, forces de l'ordre, ... où et quand les forces de l'ordre ont-elles acquis des compétences dans ce domaine ? Que les policiers commencent par attacher leur ceinture de sécurité en voiture, et on pourra ensuite se demander si on doit les consulter).

2 ans pour la nouvelle organisation de l'examen (passage individuel sur ordinateur).

Repost 0
24 janvier 2009 6 24 /01 /janvier /2009 08:00

Merci de prendre connaissance de cette précision.


Et maintenant, après le permis de conduire "plus rapide", "moins cher", voici le pemis "plus sûr". Il devrait s'agir ici de mesures de fond. Nous allons voir.



Mesure n°10 : Conforter le parcours éducatif.



Une sensibilisation continue si on lit la suite, il semble que cela soit fait, au moins doive être fait des élèves à la sécurité routière pendant toute leur scolarité : au primaire, au collège et au lycée.



La sécurité routière est enseignée et fait l'objet d'évaluation :


à l'école primaire : une attestation de première éducation à la route (APER) apprend aux élèves à se comporter en tant que piéton, passager et « roller ». et pourquoi pas en tant que cycliste, le vélo restant un moyen bon marché, économique à l'usage, silencieux, non polluant et efficace de se déplacer ?

au collège : deux attestations scolaires de sécurité routière (ASSR) sensibilisent l'adolescent aux risques encourus sur la voie publique, notamment par les cyclomotoristes toujours rien pour les cyclistes ?.


Au lycée, à l’âge de l’accès au permis de conduire, l'éducation à la sécurité routière doit être renforcée de façon à parfaire le continuum éducatif tout au long du parcours scolaire de l'élève Il fut un temps où on avait proposé d'enseigner (j'ai bien écrit enseigner) le code de la route dans le cadre scolaire. La conséquence aurait été de priver les auto-écoles d'un marché relativement lucratif, mais on y aurait gagné en pédagogie. Qu'est donc devenu ce projet qui était loin d'être stupide ?. Une sensibilisation au respect des usagers les plus vulnérables sera faite. La mobilisation de l'encadrement administratif des établissements scolaires et des enseignants est un facteur clé du succès ; la nomination de personnels référents y participe. N'oublions tout de même pas que nous sommes dans une conjoncture de réduction du nombre de postes dans l'Éducation nationale... Il est vraisemblable que de nouvelles charges d'enseignement seront particulièrement mal accueillies par les enseignants et les équipes administratives. D'autant plus que beaucoup de ces personnels ne sont absolument pas formés à cette activité, et que cela est loin de les passionner (ce qui est un euphémisme). Voilà donc une mesure qui risque de s'ensabler dans les difficultés d'organisation et l'absence d'enthousiasme des personnes concernées.



Décision du Comité interministériel de la sécurité routière


Faire évoluer les contenus pédagogiques de l'ASSR afin d'intégrer les nouvelles connaissances en matière de comportement et de conduite.


Développer les partenariats avec les associations de sécurité routière dont les finances dépendent tellement des commandes de ce type, mais dont les compétences sont rarement vérifiées – dans ce domaine, la bonne volonté ou des formations de deux jours ne suffit pas. Et c'est une chance quand ces " intervenants " ne donnent pas à leur public des conseils contraires à leur sécurité (je pense ici aux séances qu'a dû subir mon fils sur cette piste où il était censé apprendre à faire du vélo en ville) afin de faciliter leurs interventions notamment dans les lycées.


Conseiller les jeunes dans leur parcours d'apprentissage lors de la journée d'appel de

préparation à la défense (faire le lien entre l'éducation dispensée dans le cadre scolaire et la préparation à l'examen du permis de conduire en insistant sur les possibilités de l'apprentissage en conduite accompagnée).


Échéance


2009/2010.

Repost 0
23 janvier 2009 5 23 /01 /janvier /2009 14:10

Mesure n°9 : Faciliter l'accès aux écoles de conduite associatives pour les publics qui ont besoin d'un accompagnement personnalisé.



Rendre le permis de conduire plus accessible aux publics qui ont besoin d’un accompagnement personnalisé (alphabétisation, apprentissage des comportements sociaux, santé et estime de soi…).



88 88 seulement ? C'est à dire moins d'une par département !écoles associatives agréées prennent en charge, chaque année, entre 8 000 à 10 000 candidats au permis de conduire, qui ont besoin d’une formation personnalisée en fonction des difficultés repérées (alphabétisation, apprentissage des comportements sociaux, santé et estime de soi). Cette formation s’accompagne d’une prise en charge financière à hauteur 85% du coût en moyenne.

Au regard des besoins, il convient d’augmenter de 50% le nombre de candidats pris en charge.

On aimerait en savoir plus sur les mesures prises pour développer ces auto-écoles associatives qui ont souvent des pédagogies très innovantes et très efficaces (jusqu'à 65% de réussite aux examens avec des candidats qui avaient toutes les difficultés du monde à l'origine (voir ce qui se passe à Royan, par exemple)



Décision du Comité interministériel de la sécurité routière


Demander aux préfets de mobiliser les moyens nécessaires voilà qui est bien imprécis, en lien avec les collectivités territoriales, pour soutenir l'activité et le développement des écoles de conduite associatives afin d'augmenter de 50% le nombre de bénéficiaires d'un accompagnement personnalisé.



Échéance


Premier semestre 2009.

Repost 0
22 janvier 2009 4 22 /01 /janvier /2009 14:09

Mesure n°8 : Permettre aux jeunes en apprentissage de préparer l'épreuve de conduite en entreprise.



Promouvoir la conduite accompagnée en entreprises pour les jeunes apprentis.


Dès 2009, 3 000 jeunes en apprentissage dans le secteur du bâtiment pourront pratiquer la conduite accompagnée sur leur lieu de travail.


À terme, 200 000 jeunes apprentis pourraient être concernés par cette mesure.



Un des freins au développement de la conduite accompagnée est le manque de disponibilité des accompagnateurs de disponibilité, certes, mais aussi de moyens (tout le monde n'a pas une voiture dans notre beau pays !) et se posent également beaucoup de problèmes d'emploi du temps puisque cet enseignement n'est pas intégré au reste de la vie des jeunes. Par ailleurs, plus d’un accident mortel du travail sur 2 est un accident de la route. La conduite accompagnée au travail est un outil de prévention du risque routier professionnel. OUI !


Dans le secteur du bâtiment par exemple, 78 000 jeunes sont en apprentissage et se rendent quotidiennement sur des chantiers avec leur maître d’apprentissage et on leur laissera conduire le camion de l'entreprise ?.


C’est pourquoi une convention signée le 13 janvier 2009 entre l'État, la Confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment (CAPEB) et la Caisse nationale de l’assurance maladie des travailleurs salariés (CNAMTS) permettra de former 3 000 jeunes apprentis en 3 ans.



Décision du Comité interministériel de la sécurité routière


Valider la convention visant à développer la conduite accompagnée en entreprise pour les jeunes en apprentissage dans les métiers du bâtiment.


Proposer le plus vite possible aux différentes branches de l'artisanat de développer ce dispositif.


Échéances


Début 2009 pour les métiers du bâtiment.

Courant 2009 pour les principaux autres secteurs de l'artisanat.

Repost 0

Présentation

  • : Le blog de Régis Hulot
  • : Quelques réflexions sur le monde d'aujourd'hui, avec un brin d'humour quand c'est possible.
  • Contact

Imaginons qu'on réfléchisse...

"Lorsque les pères s'habituent à laisser faire les enfants, lorsque les fils ne tiennent plus compte de leurs paroles, lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter, lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu'ils ne reconnaissent plus, au-dessus d'eux  l'autorité de personne alors c'est là en toute jeunesse et en toute beauté, le début de la tyrannie."
Platon.

Recherche

Archives