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5 mai 2011 4 05 /05 /mai /2011 11:27

Des pavots, j'aime le défroissement soyeux, la délicatesse fragile. Des iris, j'aime la complication un rien prétentieuse, la variété des couleurs qui vont du bleu si sombre qu'il évoque le noir au blanc le plus pur, en passant par toutes les combinaisons.

D'Albertine, j'aime la délicatesse du parfum, la simplicité du bouton, la profusion de son buisson.

 

Quelques photos pour vous, en ce printemps ensoleillé.

 

Faites de beaux rêves.

 

 

20110505.Albertine

 

Albertine

 

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20110505.IRIS

 

 

20110505.Pavot

 

 

20110505.Pavot

 

 

20110505.Pavot

 

 

20110505.Pavot

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4 avril 2011 1 04 /04 /avril /2011 20:50

Pas de panique ! Inutile de vous précipiter sur vos pastilles d'iode...

 

Je ne veux pas vous parler des déchets nucléaires. Les gestionnaires (?) de cette satanée centrale japonaise qui fuit par tous les trous essaient de les reboucher en coulant du béton, un peu comme on avait tenté de le faire en Ukraine il y a tout juste 25 ans (l'anniversaire, c'est dans quelques jours) avec le succès qu'on sait -- il parait que ce sont des milliers de tonnes d'eau radioactive qui vont être déversés dans la mer, puisqu'on ne sait pas quoi en faire.

Je veux parler des déchets que je produis, avec ma petite famille, au fil des jours et de ma consommation quotidienne effrénée.

 

J'avais pris la précaution, fin décembre, de mettre mes poubelles bleue (le tout venant qui va "à la brûle") et jaune (ce qu'on dit recyclable) pour qu'elles soient vidées. Et depuis janvier 2011, j'ai bien noté combien de fois j'avais sorti ces poubelles (chacune fait environ 150 litres) pour qu'elles soient vidées. En tout, à la date du 3 avril, quatre fois pour la bleue (le tout venant), et trois fois pour la jaune (le recyclable).

Quatre fois sur treize passages (la bleue), trois fois sur six passages (la jaune).

 

C'est peut-être la raison pour laquelle j'ai tellement envie qu'on cesse de me taxer "aux ordures ménagères", et que j'aimerais mieux qu'on me fasse payer ce "service" au nombre de sorties de poubelles et au poids des mêmes poubelles. C'est possible, c'est faisable, et ce serait tellement plus juste... pour ceux qui, consommant peu, jettent peu.

 

NB Ici, tout ce qui est d'origine végétale ou animale va directement dans un grand composteur qui fournit de l'humus chaque année.

 

 

Faites de beaux rêves.

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18 mars 2011 5 18 /03 /mars /2011 15:20

Présent sur la liste des espèces menacées depuis 1973, le puma américain (ou cougar, ou couguar, selon l'appellation états-unienne), de son vrai nom Puma concolor, vient d'être déclaré officiellement éteint.

Ce beau félin au pelage variant du brun roux à un gris légèrement jaune ne manquera à personne en particulier, excepté ceux qui le chassèrent pour protéger leurs troupeaux, ou plus simplement l'ajouter à leurs trophées, mais il manquera collectivement à la communauté de ceux qui ont de la nature une autre idée qu'un territoire à conquérir.

 

Faites de beaux rêves.

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6 juin 2010 7 06 /06 /juin /2010 05:33

Vous allez découvrir deux images du notre jardin, une d'un petit arbuste qui, en ce moment, nous offre chaque jour un véritable bouquet de fleurs écloses du matin, puisqu'elles fanent dès le soir. Si quelqu'un connaît le nom de cet arbuste...

 

 

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et une autre vue, un peu plus "panoramique", dans laquelle Scarlett, notre petite chatte, qui se prélasse tranquillement au grand air.

 

 

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Faites de beaux rêves.

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6 juin 2010 7 06 /06 /juin /2010 05:20

Ce sont des fleurs extrêmement fragiles, et tout à fait éphémères. A peine ouvertes, leur capuchon protecteur pas encore éjecté sous la pression des pétales qui se déplient, elles peuvent porter les marques d'une prochaine décrépitude, comme celle que vous pouvez distinguer ici (une déchirure).



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Mais la fleur n'en est pas moins majestueuse.



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Et cette fleur, rose ici, peut être encore plus capiteuse, alors qu'elle est d'un rouge vermillon éclatant.



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tellement éclatant que les visiteurs ne se font pas prier.



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Faites de beaux rêves.


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27 avril 2010 2 27 /04 /avril /2010 08:39

Les paysans français vont brûler du gas-oil à Paris aujourd'hui. Nous verrons bien qui aura le dernier mot, des auto-pompes haute pression (avec divers additifs) de la police ou des tracteurs délivrant quelques centaines de chevaux (on devrait dire de kw) conduits par des gens durs au travail et à la peine. Quand j'ai écrit ces quelques lignes, je ne savais pas qu'allait avoir lieu cette manifestation des céréaliers (surtout eux), qui suit celles des producteurs de lait, qui suit, ou qui précède celles des... etc. Cela ne change rien au fond, puisqu'il s'agit de savoir quel genre d'avenir nous voulons pour nous-mêmes ou pour ceux qui seront contraints de nous succéder.

Faut-il avoir peur de l'avenir ? Mais la peur n'évite pas le danger. Faut-il croire en l'avenir ? Certainement, puisqu'il ne tient qu'à nous de le faire exister.



C'est le hasard qui fait parfois bien les choses. Il suffisait d'avoir envie de faire plaisir à ce beau-frère grand amateur de sport (ce que je ne suis pas) en allant lui acheter ce quotidien qui parait tous les jours (sauf le 1er mai) pour tomber sur une affichette intéressante. On annonçait une réunion où on devait traiter de l'agriculture locale et des projets d'installation de nouveaux paysans.


Ce qui rendait la chose des plus intéressantes, c'est que cette annonce était visible à Saint-Sauveur, qui doit être le second village (en nombre d'habitants) de l'île d'Yeu, haut lieu du tourisme chic et bien-pensant. Et s'il est bien un lieu où l'agriculture semble sans avenir, c'est cette île où en 40 ans (entre 1951 et 1993) la part de terres agricoles est passée de 50% à 5% du territoire. Sans compter que depuis 1993 (il y a près de 20 ans!), on a continué à construire, sur des parcelles le plus souvent fertiles, avec une réglementation qui favorise le mitage du paysage, et la venue de personnes à très fort pouvoir d'achat qui relègue la population locale à des activités de service que je qualifie personnellement " d'avatars modernes du servage et de la domesticité ". Un exemple certainement extrême et datant de deux ou trois ans du montant du " ticket d'entrée " pour celui qui désirerait installer confortablement ses pénates estivales dans l'île : Terrain à bâtir, 4.000 m2, 2.000 m2 constructibles, COS 10% (soit une maison de 200 m2), prix 700.000 euro. Et cela s'est vendu.


Car il existe dans cette île des gens qui veulent " vivre et travailler au pays ", ce qui est assez rassurant. Et ils ne manquent pas de projets.

Georges est déjà installé (un peu à l'étroit) et produit des légumes en maraichage;

Marianne, après une formation dans l'agro-alimentaire, veut se lancer dans la fabrication de jus de pommes en installant un pressoir collectif et en utilisant les très nombreux arbres encore présents sur l'île dans des vergers ou chez des particuliers;

Marie (chimiste et botaniste) qui s'est installé il y a peu dans l'île veut faire de la culture et de la transformation de plantes médicinales et aromatiques;

Maud a déjà lancé son activité de production de fleurs, mais a eu des problèmes cet hiver car les mulots ont partiellement dévoré ses bulbes (il a fait très froid, et trop longtemps);

Raymond veut aussi s'installer comme apiculteur en profitant du fait que la distance avec le continent permet de se protéger des pollutions (pesticides et fongicides -très certainement-responsables de la surmortalité des abeilles) et de la présence d'une race locale de très bonne qualité;

Rémi a déjà planté de nombreux fruitiers mais est encore dans la phase préparatoire avant une production substantielle (" Passe encore de bâtir, mais planter, à cet âge! " disait le fabuliste – Dieu merci, il est indiscutablement jeune);

Émilie souhaite reprendre l'élevage familial de brebis pour produire de la viande d'agneau (actuellement commercialisé sous la forme de demi-carcasses), et produire parallèlement plusieurs variétés de petits fruits (groseilles, cassis, etc).


Mais il n'est pas simple de mener à terme ce genre de projets. D'abord, il faut du terrain, et la structure foncière locale (petites parcelles, souvent en indivision, convoitées par les bâtisseurs), qui subit de plein fouet le " court-termisme " et la spéculation comme le montre l'exemple plus haut, n'est pas favorable. De plus, le productivisme à tout prix n'est que difficilement battu en brèche, et il y a peu d'espace pour ceux qui veulent se démarquer de cette tendance.

Cependant, il y a des atouts pour ces jeunes (ou moins jeunes) qui veulent tenter l'aventure. Un climat qui permet une amplitude de travail annuelle très favorable, des terres encore en bon état, ou qui, une fois libérées de la friche, peuvent être remises en valeur, une demande de la part des consommateurs pour des produits plus sains, et avec des circuits de distribution plus courts, et le fait qu'un tiers du territoire de l'île appartient au département qui peut, en donnant des terres en location, soutenir les initiatives qui se manifestent.

Il faut absolument évoquer une association qui peut intervenir de manière extrêmement efficace en acquérant des terres agricoles, Terre de liens-la foncière dont je vous invite à visiter le site plus intéressant que tout ce que je pourrais dire moi-même.



Évidemment, cette réunion s'est terminée autour d'un verre de (bon) cidre, et chacun a pu y aller de ses questions aux uns et aux autres. Avec le sentiment que si beaucoup de chemin reste à faire, ceux qui ont pris la route semblent bien décidés à aller jusqu'au bout. Ne reste plus qu'à les accompagner, ce, en leur offrant notre concours qui peut commencer par un changement dans nos habitudes de consommation.

 

 

 

Et faites de beaux rêves.

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26 février 2010 5 26 /02 /février /2010 11:53

Il ne manque pas d'enthousiasme, ce jeune homme, qui a acquis la licence de fabrication et de distribution du vélo triporteur Nihola, drôle d'engin né au Danemark. Je dis drôle d'engin, à nos yeux de Français qui ont du vélo une image un peu déformée puisqu'ils le voient le plus souvent comme moyen de “grimper aux arbres” durant le weekend (ces VTT qu'on trouve partout), ou comme une machine à battre des records de vitesse. Dans un cas comme dans l'autre, la qualité est proportionnelle au prix, mais l'usage est souvent inversement proportionnel à ce prix, le vélo ne sortant du garage que quelques jours par an – un peu comme les voiliers qui peuplent nos côtes et qui restent (en moyenne) 359 jours par an accrochés à leur anneau.

 

Le triporteur en question est aux antipodes des ces engins la plupart du temps inutiles. Pas tous terrains du tout, et pas capable de descendre les cols à 80 km/h, voire plus. Mais une stabilité à toute épreuve, une capacité de chargement hors normes, et le moyen de concevoir autrement ses besoins en moyen de transport. Il devient en effet possible d'aller faire ses courses (même lourdes ou encombrantes) après avoir déposé deux enfants à l'école sans devoir utiliser une voiture. Certes, il faut y mettre un peu de cœur, voire de mollet, mais les plus affaiblis choisiront l'assistance électrique, tandis que les plus vaillants y renonceront, comme à leur abonnement à la salle de gymnastique, l'économie réalisée pouvant financer la dépense envisagée.

Restent deux problèmes, l'un qu'on aura vraiment le choix de résoudre, le prix. A 1.890 euro l'unité, et jusqu'à 3.890 pour la version “ électrifiée ”, on pourra raisonnablement se dire qu'on se contentera d'une seule voiture par famille. Cependant, c'est un marchand de vélos qui disait, il y a peu, que la barre des 2.000 euro est un pallier difficile à franchir pour la plus grande partie de ses clients.

L'autre, qui ne dépend pas des utilisateurs, celui des relations avec les automobilistes toujours à l'affût du moindre mètre carré qui pourrait leur échapper, et avec les forces (dites de) l'ordre dont les membres, eux aussi automobilistes et donc soumis aux mêmes fantasmes et aux mêmes idées préconçues, se font souvent un devoir de (mal)traiter les cyclistes avec une attention particulière dont votre serviteur a été souvent l'objet.

 

Et tout cela sans parler des aménagements(?) dont cette belle ville de Nantes est si fière et qui, au fil des années, ont montré leurs limites.

 

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17 février 2010 3 17 /02 /février /2010 18:56
Je demande humblement pardon à mes distingués lecteurs pour leur avoir laissé entrevoir un pan peu glorieux de ma petite personne. Alors, pour les consoler d'images peu flatteuses de l'être humain, voici quelques photographies prises l'an dernier à Gramat dans le Lot.

Raton laveur.

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Loups.

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Lynx.

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Chouettes effraie.

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Faites de beaux rêves.

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24 septembre 2009 4 24 /09 /septembre /2009 12:19
Allez

voir

ça


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19 septembre 2009 6 19 /09 /septembre /2009 10:22

Je n'avais tout de même pas tout à fait tort quand, un brin par provocation et un brin pour remettre les esprits de mes chers élèves conducteurs en place, je leur proposais jadis un usage plus approprié de leur future voiture que celui auquel elle semblait destinée. “ Puisque votre moteur, en vertu des principes indépassables de la thermodynamique, ne pourra jamais vous fournir globalement plus d'un tiers d'énergie mécanique pour deux tiers d'énergie calorifique, vous pourriez installer votre voiture à la place de votre cheminée, elle y serait plus efficace. ”

 

Je lis dans une récente livraison du Monde (8 septembre 2009, Économie, page 15) que Volkswagen veut produire et commercialiser des mini-centrales électriques chez les particuliers.

L'idée est simple : un moteur de Golf (alimenté au gaz naturel, et réglé ad hoc) peut produire à la fois du mouvement (pour un tiers), traditionnellement pour faire avancer une voiture, mais ici pour faire tourner un gros alternateur. Il produit aussi de la chaleur ordinairement dispersée dans l'atmosphère ou très partiellement utilisée pour réchauffer l'habitacle, mais qui sera ici consacrée au chauffage des maisons ou de l'eau chaude sanitaire. Il faut dire qu'on trouve dans les automobiles “ presque tout ce dont on a besoin pour fabriquer une mini-centrale ” explique Rudolf Krebs, un dirigeant de VW à l'hebdomadaire Der Spiegel du lundi 7 septembre.

Les promoteurs du projet voient dans cette proposition une solution pour compenser les fluctuations du courant produit par les énergies renouvelables qui sont des sources aléatoires. Ces mini(?), micro(?), nano(?)centrales, avec leur temps de réaction extrêmement court et leur souplesse du fait de leur nombre, de leur future interconnexion, devraient pouvoir offrir une alternative sérieuse à moyen terme à l'équivalent de deux centrales nucléaires ou au charbon, sur la base des 500.000 clients que revendique LichtBlick, une entreprise installée à Hambourg.

 

L'idée ne manque pas d'ambition et, si elle fait appel à une technologie (le moteur à combustion interne commandée) qui a tout de même montré ses limites, elle peut permettre de diversifier, de subdiviser, de délocaliser les productions énergétiques. Et rien n'interdit d'imaginer, le progrès étant avant tout dans l'invention, un accroissement à la fois de l'efficience énergétique (la chaleur devient aussi mouvement dans le moteur Stirling) et une réduction des consommations. Rien ne serait en effet plus grave que de croire qu'il est encore possible d'imaginer un monde où règnera encore la croissance du volume de produits, de la consommation, de l'énergie, partant du gaspillage.

 

Faites de beaux rêves.

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"Lorsque les pères s'habituent à laisser faire les enfants, lorsque les fils ne tiennent plus compte de leurs paroles, lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter, lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu'ils ne reconnaissent plus, au-dessus d'eux  l'autorité de personne alors c'est là en toute jeunesse et en toute beauté, le début de la tyrannie."
Platon.

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