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17 mai 2011 2 17 /05 /mai /2011 07:37

Honnêtement, je ne crois pas que les vieux soient plus dangereux au volant que les jeunes ou ceux qui ne sont ni jeunes ni vieux... En revanche, je crois que, en fonction de son âge, de sa situation familiale, de son sexe, de sa situation professionnelle, de son lieux d'habitation, (etc;), on a plus ou moins tendance à être prudent, à prendre (dans la réalité, à donner) des risques, à tenir compte d'autrui.

 

Quoi qu'il en soit, le contrôle de la capacité physique et mentale à conduire est une mesure qui va bien au-delà de cette simple vérification, mais pose un acte très important de salubrité publique. Et il est heureux de lire la proposition de loi du député Vanneste dont il est question ici (on clique sur ce lien).

 

Faites de beaux rêves.

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Published by Régis Hulot - dans Sur la route
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13 mai 2011 5 13 /05 /mai /2011 21:51

 

Nombreux sont ceux qui ont regardé, hier soir jeudi 12 mai, ce reportage diffusé par "envoyé spécial" sur les conducteurs âgés, première victimes et premiers responsables (avec les néo-conducteurs), semble-t-il, des accidents de la route, du moins quand on tient compte de leur part dans la population des conducteurs.

Le choc est un peu rude de voir ces grands-pères ou ces grands-mères, parfois très âgés, avoir même du mal à s’arrêter à l'endroit qui leur est désigné du doigt ou de la main par les gendarmes, et encore plus de mal à s'extirper de leur voiture. Et encore plus rude quand on voit que faute d'une vue acceptable, d'une ouïe suffisante, ou encore d'une capacité convenable à se mouvoir, l’un ou l’autre est responsable de la mort d'un autre usager qui n'avait, de son côté, commis aucune faute ou imprudence particulière. Se pose alors le problème de la capacité physique à la conduite, à partir d'un certain âge...

 

En France, la capacité physique ou mentale à conduire un véhicule n'est pas vérifiée, ni avant l'obtention du permis de conduire, ni après. Et ce n'est que dans des cas particuliers que cette capacité fait l'objet d'un contrôle, comme, par exemple, pour les conducteurs de transports en commun. Et encore, car on peut s'interroger sur la qualité de ce contrôle, qui permet de proroger presque indéfiniment les autorisations de conduire bien au-delà de 70 ans. Bien peu de gens, en effet, savent que leurs enfants partent en voyages scolaires dans des autocars conduits par des grands-pères dont les qualités d'endurance, ou la vision de nuit ne sont pas contrôlées in situ.

Il y a quelques années, une loi a failli être votée, qui aurait institué un examen médical des conducteurs tous les dix ans, et un contrôle tous les trois ans à partir de 70 ans. Mais le gouvernement de l'époque (c'était, sauf erreur, en 2003) avait brutalement battu en retraite, s’apercevant certainement que ce contrôle pouvait priver de leur permis de conduire quelques hauts personnages, et soumettant aussi à cette contrainte le président de la république de l'époque qui venait d'avoir 70 ans en novembre 2002... Et on en est resté là.

 

Tout le monde le sait ou l'imagine, les conducteurs âgés n'ont plus ni leurs yeux, ni leurs oreilles de leur jeunesse. Vieillir fait partie de la vie, et l'usure est un des privilèges de la vieillesse. De plus, comme nul n'a jamais su (en dehors des discours, des études, des colloques, des tables rondes, des rapports...) comment assurer ce fameux (et fumeux) continuum de la formation des conducteurs, ceux qui ont eu leur permis il y a maintenant quarante ou cinquante ans sont souvent bien en peine de déchiffrer les multiples et nouveaux panneaux qui ont été disséminés, souvent avec excès, sur les routes de France, au prétexte d'information et de réglementation. Qui a dit que trop d'information tue l'information, et que le mieux est l'ennemi du bien ? Et, pourquoi ne pas en parler, les gens de bonne volonté qui offrent des cours de remis à niveau n'ont parfois qu'un très vague notion de la différence qui existe entre faire bachoter des élèves de dix-huit ans pour leur faire réussir l'examen pratique du permis de conduire, et donner à des personnes pleines de bon sens, de bonne volonté, et riches d'une longue expérience les moyens simples pour améliorer leur sécurité quotidienne et celle des autres usagers – je pense à la façon de passer les sens giratoires à la mode "examen", mais particulièrement inadaptée à ce type de public.

 

Le problème n'est pas celui des vieux, ou celui de la sécurité routière, mais celui de la santé publique.

On ne peut considérer que deux attitudes : soit tout un chacun est naturellement apte physiquement et mentalement à conduire un véhicule et il n'y a rien à vérifier (même pas par la lecture d'une plaque minéralogique le jour de l'examen), soit la conduite requiert un certain nombre de capacités physiques et mentales qui doivent être vérifiées. C'est le cas pour tout conducteur de poids-lourd dont la carrière se fera à transporter des matériaux de construction, biens infiniment plus précieux que les femmes et les enfants qu'on trouve dans les voitures particulières.

On peut alors imaginer un système comparable à celui de certains de nos voisins comme la Suisse, présenté dans le reportage. Avant de passer l'épreuve pratique, tout candidat passerait une visite médicale : vue, ouïe, qualité des réflexes, mobilité, et aussi prélèvement sanguin permettant de faire nombre d’analyses à titre préventif dans des domaines variés (taux de sucre, cholestérol, et divers marqueurs dont la liste m'échappe – je ne suis ni médecin, ni biologiste). Excellente occasion de déceler un certain nombre de situation cachées et potentiellement dangereuses (on dit qu'il y a en France 50.000 séropositifs qui s'ignorent), ou lutter contre des comportements particulièrement dangereux au volant (alcoolisme, drogues plus ou moins douces). Passer le permis, ce serait donc subir, pour son bien et celui des autres, un check up complet qui permettrait d'agir préventivement si nécessaire.

Tous les cinq ans, jusqu'à 50 ans, puis tous les deux ou trois ans, voire tous les ans au fur et à mesure de l'avancée en âge, une visite médicale de contrôle permettrait une surveillance sérieuse de l'état de santé des conducteurs, et globalement d'une grande partie de la population à moindre frais, la prévention étant toujours plus économique que les soins. Songeons, par exemple, aux dépistages systématiques de cancers qui peuvent être faits à cette occasion.

 

Évidemment, un tel système privera de leur permis de conduire un certain nombre de personnes qui "n'auront rien fait de mal", tout comme sont aujourd'hui privés de leur permis de conduire ceux qui ont commis des infractions graves ou à répétition.

Et il faudra bien trouver une solution à cet inconvénient dans une société qui a tout misé (bêtement, il faut bien le dire) sur la propriété et l'usage personnels de la voiture individuelle, ceux que la maladie ou l'âge privent du permis n'étant pas interdits ipso facto de déplacement. Les habitants des grands centres urbains imaginent mal en effet la vie dans ce qu'on appelle "les campagnes", ces lieux où ne passent pas les transports en commun, et où on est de plus en plus à une bonne heure à pied de la première baguette de pain, ou à une demi-heure de voiture du premier médecin ou du premier bureau de poste.

 

C'est là que pourrait intervenir la notion de transport individuel public, par opposition au transport individuel privé (la voiture de M. Toulemonde) et au transport en commun (bus, tram, métro, etc.). On peut dire également taxi, mais vu sous un autre angle que celui de la limousine coûteuse à la puissance si souvent inutile qui n'a d'autre but que de se démarquer du "commun", du petit peuple qu'éclaboussent les roues du carrosse. Le taxi peut devenir alors une alternative utile, efficace, souple, offerte à la disposition de ceux qui ont occasionnellement besoin d'un véhicule (et qui, souvent, ne parcourent pas plus que quelques milliers de kilomètres par an), à un prix qui de toutes façons ne peut être supérieur au coût réel de la voiture dont on est propriétaire mais dont on a un si petit usage...

Le développement volontaire et global d'une telle alternative à la voiture personnelle serait aussi le moyen de développer la profession de chauffeur, organisée sous forme associative ou coopérative, le but n'étant pas de dégager des bénéfices au profit d'un ou plusieurs investisseurs, mais d'offrir un service au plus juste prix tout en garantissant une rémunération à des professionnels qualifiés.

 

 

Bien entendu, tout cela est entre les mains des pouvoirs publics et du législateur. Quand le second aura trouvé à la fois le temps et le courage (il en faut, pour risquer de mécontenter les électeurs) de mettre en place ici ce qui fonctionne si bien là-bas, les premiers pourront alors encourager les initiatives locales qui offriront à la fois plus de sécurité et plus de sérénité à l'ensemble de la société, tout en lui permettant de substantielles économies.

 

Mieux pour moins cher, que demander de plus ?

 

Faites de beaux rêves.

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Published by Régis Hulot - dans Sur la route
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27 février 2011 7 27 /02 /février /2011 11:54

Et voilà que, revenant d'un fort intéressant entretien avec une personne que je me félicite d'avoir rencontrée, je m'arrête devant un magasin où on vend essentiellement des VAE (des vélos à assistance électrique, pour ceux qui ne le savent pas encore), mais aussi des vélos pliants, dont le très intéressant BEIXO, un vélo hollandais (pour la conception) mais extrême-oriental (pour la fabrication) sans chaîne, mais avec cardan - une autre alternative à la courroie du STRIDA.

 

Bientôt le syndrome du yaourt... 40 mètres linéaires de gondole avec N variétés de yaourts, mais pas moyen d'en trouver un sans sucre, sans fruit, sans colorant, sans ferments qui font du bien partout, bref, des yaourts ordinaires... Pour les vélos, la multiplication des modèles et des marques, ou le contraire, relève plus du marketing que de la solution aux problèmes de déplacement.

 

Quelques liens.

http://www.hollandbikes.com/beixo-velo-pliant-beixo-compact-20.htm

http://www.amsterdamer.fr/PBSCProduct.asp?ItmID=5893357

et le meilleur pour Pumpernickel

http://www.beixo.com/nl/beixo-home

 

sans oublier celui-là

http://biomega.dk/biomega.aspx

avec un vélo à anti-vol (sur le modèle Boston) tellement astucieux que c'en est un plaisir...

 

 

Et faites tout de même de beaux rêves.

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26 février 2011 6 26 /02 /février /2011 12:49

 

Voici la réponse qui m'arrive - j'avais envoyé ce que j'ai écrit hier à la société qui fabrique ce vélo original.

En italiques la réponse, en romain et entre paranthèses mes propres commentaires.

 

Bonsoir Régis ,


Un solide anneau dans lequel on aurait pu passer une forte chaine antivol ? Un antivol ABUS avec fixation avant très pratique visible dans le manuel.

(Je n'ai pas vu le manuel, et ne m'a pas sauté aux yeux l'emplacement permettant de ranger l'antivol dont il est question)


Exact la réglementation oblige à vendre un vélo muni de son éclairage avant et arrière et cela est équipé d origine sur le STRIDA
(Regrettant devant la vendeuse de Nature et découvertes l'absence de lumières avant et arrière, elle m'a précisé que ces "accessoires" devaient être acquis par ailleurs, le vélo lui-même étant équipé de catadioptres)


De petits détails du pourquoi STRIDA ? http://www.strida.fr/pourquoi-strida/

Photos http://www.strida.fr/galerie-strida/

Acheter en ligne : http://www.strida.tv

Bagagerie http://www.strida.tv/30-bagagerie-strida

Bonne soirée

 

 

 

Un mot pour remercier.



Votre prompte réponse m'est très agréable, sur le principe, et très utile sur le fond.
Je vais suivre les liens proposés, et faire part de mes résultats sur mon blog. Un devoir d'honnêteté intellectuelle auquel je me plie avec plaisir.

Cordialement.

RH

 

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25 février 2011 5 25 /02 /février /2011 21:47

 

J'ai eu la chance de pouvoir essayer, durant quelques minutes, le vélo pliant STRIDA que diffusent les magasins Nature et découvertes.

 

Tout d'abord, merci au personnel qui (même si la vendeuse qui s'est chargée de moi ne semblait pas être une cycliste chevronnée, malgré sa remarquable efficacité dans le gonflage des deux pneus de petit diamètre) a su faire preuve de patience, expliquer le mode de fonctionnement de la machine (essentiellement pliage et dépliage), répondre aux questions posées, et prendre en compte quelques remarques venant d'une personne qui croit avoir une assez bonne connaissance des contraintes auxquelles un cycliste doit savoir se soumettre.

 

Me voici donc parti, après avoir laissé une carte d'identité et un chèque du montant de l'achat (sage, mais un peu excessive précaution à mes yeux), aux commandes de cette machine.

Très agréable grâce à sa légèreté, à sa vivacité (bonne rigidité du cadre), l'efficacité de sa courroie crantée (toujours propre) qui remplace fort opportunément la chaine traditionnelle, la sûreté des deux freins à disques qui ne craignent pas la pluie et assurent une arrêt sans délai, le relatif confort de la selle (à régler mieux la prochaine fois), mais aussi tout à fait déroutante du fait de son guidon beaucoup trop étroit, plus proche de celui d'une "patinette" (c'est d'ailleurs le même mode de pliage qui est adopté) que de celui d'un vélo.

Et ainsi, ce qui était vif devient parfois difficilement contrôlable, le plus petit mouvement des bras, ou encore la moindre "pesées" des épaules, étant répercuté dans la direction, rendant la trajectoire assez imprévisible. Quel dommage ! Il suffisait d'allonger d'une dizaine de centimètres chacune des poignées pour, sinon annihiler, du moins réduire fortement cette très désagréable sensation, sans pour autant changer quoi que ce soit à la facilité du pliage, ou à l'encombrement de l'engin une fois replié.

Un autre détail. Ce genre de vélo n'est pas fait pour rester sur la voie publique, et a vocation à être rangé à la maison, ou sur son lieu de travail (il s'en trouvera pour le trouver encore bien volumineux, même plié). Mais il se peut qu'on ait à faire quelques courses, et qu'on doive abandonner pour quelques minutes, voire le temps d'une séance de cinéma, sa machine en stationnement sur un trottoir. Pourquoi les concepteurs ont-ils oublié d'intégrer, à la conception de cet engin, un solide anneau dans lequel on aurait pu passer une forte chaine antivol ?

Un dernier mot pour les regrets. La réglementation oblige à vendre un vélo muni de son éclairage avant et arrière. Pourquoi cela manque-t-il? Est-ce une manière d'aller grappiller quelques euros de marge supplémentaire sur cet engin qui n'est tout de même pas bon marché, et qui mériterait d'être livré "prêt à rouler"? Et faut-il en dire autant de la housse de transport, qui grève de près de dix pour cent le prix d'achat?

De petits détails bien désagréables, faciles à faire disparaître (au prix de marges légèrement réduites...), et dont l'impact commercial n'est pas neutre.

 

On le voit, je ne suis pas encore tout à fait convaincu, et je vais attendre un peu avant de faire mon chèque.

 

 

(il y a une suite, clic ici)

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14 novembre 2010 7 14 /11 /novembre /2010 19:07

 

L'arrêté du 18 juin 2010 suspendu !



Nul doute que vous aurez bien du plaisir à lire la décision du Conseil d'Etat [clic sur ce lien qui vous renvoie au texte intégral]en date du 8 novembre 2010 dont je vous donne les dernières lignes:



Article 1er : L'exécution de l'arrêté du 18 juin 2010 du ministre de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de la mer en charge des technologies vertes et des négociations sur le climat relatif à l'apprentissage de la conduite des véhicules à moteur de la catégorie B à titre non onéreux est suspendue.



Je vous conseille vivement d'aller lire tranquillement le texte intégral de cette décision qui est un premier pas contre le monopole de fait des auto-écoles, seules à pouvoir dispenser des cours de conduite à titre onéreux, puisque se trouvent étendues (au moins temporairement) les possibilités d'enseigner à titre gratuit.



Je me mets en contact le plus vite possible avec les personnes à l'origine de cette initiative, pour voir de quelle manière pourront se rencontrer les intérêts des loueurs de voitures à doubles commandes, et les enseignants qui souhaitent vivre de leur travail et de leurs compétences.



Bon courage à tous, et à très bientôt.

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22 septembre 2010 3 22 /09 /septembre /2010 11:15

 

Je lis trop peu, très peu, la presse locale, et pourtant j'ai accès au journal qui a le plus gros tirage de France, loin devant les anciens mastodontes du tirage qu'étaient les Figaro, Aurore, Monde, et autres France-Soir de ma jeunesse. J'ai donc, pour une fois, acheté Ouest-France pour éclairer ma lanterne au moment où se déroule la fameuse "semaine de la mobilité". Mobilité qui nous consolera un peu de l'immobilisme (malgré l'agitation de façade) qui semble être la marque des gouvernants, nationaux ou locaux, qui croient souvent trouver là le remède contre l'impopularité.



Sur quatre petites colonnes, et une photo, on nous explique et on nous montre ce qui doit passer pour une nouveauté, une de ces initiatives qui sont de nature à changer la vie des "vrais gens". Le président de l'association Place au vélo (elle représente des, et non les, cyclistes ici et vit essentiellement des subvention municipales – ce qui assure sans doute sa totale indépendance) montre fièrement le panneau carré bleu avec son liseré blanc qui indique que, dans un sens unique pour les véhicules motorisés, les cyclistes sont également autorisés à rouler à "contre-sens". Pour être honnête, on ne voit pas de quoi il faut être fier, dans la mesure où cette règle est appliquée depuis des lustres dans toutes les villes qui ont choisi de favoriser l'usage de la bicyclette (et non du deux-roues, terme qui n'a pas de sens, et encore moins depuis le MP3 de Piaggio...), au nombre desquelles il faut citer Wissembourg (joyau de l'outre-forêt) qui a pris cette décision après le changement de majorité municipale (voir à ce sujet les articles sur le site de Pumpernickel). Et encore! Il est question de généraliser la chose "dans toute la zone 30" nous dit-on. Quand on sait qu'il n'y a pas une "zone 30", mais des dizaines d'endroits où, pour des raisons pas toujours claires, on a posé des panneaux "zone 30" qui s'appliquent parfois à un tronçon de voie de moins de 50 mètres, on ne voit pas bien quel bénéfice on tirera de la chose.



Autre nouveauté, l'expérimentation, en 2011, du "tourne à droite au feu rouge réservé aux bicyclettes". Encore du nouveau de chez nouveau, cette expérimentation étant tellement expérimentale qu'elle a été adoptée depuis des lustres dans toutes les villes qui ont choisi de favoriser l'usage de la bicyclette (comme dit plus haut). Et, comme on sait que tout ce qui favorise les cyclistes a le don de déclencher la jalousie et la frustration des automobilistes (et celles des porteurs d'uniformes où domine le bleu marine), on imagine déjà tout ce qui sera fait pour démontrer que cette expérimentation est un échec. Plaise aux dieux qu'il n'y ait pas un accident qui aurait pour effet de renvoyer aux calendes grecques la généralisation d'une pratique qui tombe sous le sens. Et qui fonctionne bien partout. Et qui n'a que des avantages. Etc.

Mais on va donc "expérimenter".



On a beau être dans les meilleurs termes avec la municipalité qui vous nourrit, il semble bien que les idées ou les conseils de Place au vélo ou de ses membres aient du mal à franchir les portes des bureaux et les murs des salles de réunion où se décide l'avenir des "vrais gens".

Il faudrait citer les innombrables endroits où, réaménageant les rues, les décideurs ont fait en sorte que la vie des cyclistes y devienne impossible : bandes ou pistes cyclables ouvertes aux cyclomoteurs, croisement à angle aigu avec les rails du tramway (glissage garantie les jours de pluie, ou chute dans le creux du rail quand les pneus du vélo sont fins), voie trop étroite pour les voitures et les vélos pourtant agrémentée d'une pseudo-bande cyclable ou de ce que les bureaucrates locaux appellent "continuité cyclable" (suite de fléchage vert incompréhensible), multiples interruptions des bandes cyclables où la signalisation redondante ou absente indique parfois le contraire de ce qu'elle est censée annoncer...



Dernier exemple en date, celui du pont Léopold-Sedar-Senghor, sur un des bras de la Loire, qui vient d'être livré aux usagers. Et là, plutôt qu'un long discours, quelques photos seront de nature à exprimer mon étonnement devant tant d'incompétence, tant d'ignorance, ou tant de mépris pour une catégorie d'usagers à laquelle on dit, par ailleurs, réserver toute son attention et toute sa bienveillance.

Un pont qu'on a voulu assez large pour y mettre tous les modes de transport (mais sans voie réservée aux bus et taxis), pourquoi pas. Un double sens pour les automobiles et autres engins du même calibre, c'est l'habitude. De larges (2,90 m.) trottoirs pour les piétons, à qui il ne faut pas compter l'espace, on ne s'en plaindra pas.

Mais les cyclistes ? Nos décideurs-experts, qui sont bien entendu des pratiquants quotidiens du déplacement à bicyclette, sachant que ce sont des "véhicules", les ont mis sur la chaussée ; sachant qu'il leur faut une zone de circulation dédiée, leur ont peint une bande cyclable de la largeur (1,20 m. soit moins que la moitié du trottoir) qui correspond sans aucun doute à une réglementation en vigueur (qu'hélas j'ignore).



Et comme il faut protéger les piétons des véhicules, on fait entre les deux un muret de 40 centimètres de hauteur...



Le muret côté piétons. 40 centimètres entre le cheminement en bois et le haut du muret, un excellent moyen de faire comprendre où se trouve le danger, et où on est en sécurité, et une réelle protection contre les voitures.



Je ne veux pas préjuger du nombre de piétons qui emprunteront chaque jour ce pont, ni du nombre de cyclistes, mais j'ai le sentiment que les seconds seront un peu plus nombreux que les premiers. Et je me dis qu'il faudra être bien prudent sur son vélo, car si jamais on se trouve serré de près par tel ou tel véhicule, parmi lesquels les "deux-roues motorisés" (souvent très puissamment motorisés) qui n'hésitent pas à abuser des bandes cyclables qui leur sont pourtant interdites, il ne fera pas bon aller se frotter à cette barrière de béton qui vous mettra par terre en moins de temps qu'il n'en faut pour l'écrire.





20100921-3

La bande cyclable. 1,20 m. de large, où on retrouvera aussitôt tous les cyclomoteurs et autres scooters et motos... La "première marche" fait 25 centimètres de hauteur, mais la pédale d'un vélo descend à moins de 15 centimètres du sol. Il sera prudent de ne pas trop s'approcher, même serré de près par les automobilistes, sous peine de chute. Qui y a pensé ?



Ne pouvait-on imaginer séparer la violence et le danger intrinsèques que représentent les véhicules à moteur (quelle que soit leur puissance) de ceux qui se déplacent lentement et paisiblement ? Pourquoi cette barrière de béton, si elle était indispensable, n'a-t-elle pas été placée entre la chaussée et un trottoir divisé en deux, partie pour les piétons, partie pour les cyclistes (comme cela a été fait sur le pont Aristide-Briand).



La même sottise sera-t-elle réitérée pour le pont Eric-Tabarly qui doit être ouvert dans quelques mois ?

Les paris sont ouverts.



Faites de beaux rêves...

 

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22 septembre 2010 3 22 /09 /septembre /2010 09:15

Celui qui écrit ici sait, comme beaucoup d'autres, combien il en coûte d'avoir été juste négligent, un rien "tête en l'air", sans pour autant faire courir le moindre risque à autrui, même pas à sa propre fille qui était, en cette occurrence, sa passagère. Votre serviteur a en effet perdu 3 points (et payé 90 euros) pour avoir oublié de boucler sa ceinture après un arrêt-pipi le long d'une de nos belles routes nationales, devenues pour la plupart départementales du fait d'un État ayant renoncé à assumer ses responsabilités (Depuis cet été, je suis de nouveau titulaire de l'intégralité de mes points, ce qui m'a été notifié par courrier) .

 

J'apprends que nos braves sénateurs, qui cherchent un peu partout une bonne idée qui serait de nature à faire plaisir à ceux qui vivent de la voiture (qui sont par nature hostiles à tout ce qui pourrait brider l'ardeur des automobilistes), ont bien envie de raccourcir, et pas seulement un peu, le délai nécessaire à la reconstitution du capital de points dont dispose tout titulaire du permis de conduire. Globalement, selon ce que j'ai entendu entre deux claquements de portes, nos "sages" penseraient qu'au lieu de trois ans sans infraction, une seule année suffirait pour récupérer tous ses points, ce qui, sans forcément réduire le nombre de points retirés, serait de nature à faire fondre le nombre de gens risquant de perdre leur permis, faute de points. Une seule année de sagesse, combinée avec les stages de récupération de points (source de profits non négligeables, nous en savons tous quelque chose, pour une efficacité non mesurable), devrait permettre à ceux qu'on a bien du mal à écarter du volant de continuer à rouler presque impunément.

 

Si cette mesure n'avait pas une toute petite chance de prospérer, on n'en parlerait pas. Mais dans un contexte de grogne sociale, de réforme(!) des conditions d'accès à la retraite, de hausse des impôts absolument inéluctable, de reprise économique aussi peu vigoureuse qu'incertaine, il faut bien donner au petit peuple des raisons d'espérer. Alors, la perspective de pouvoir se "lâcher" un peu au volant, voilà qui pourrait être de nature à en consoler quelques uns de la dureté des temps.

 

Faites de beaux rêves.

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2 avril 2010 5 02 /04 /avril /2010 16:36

La preuve, et même si cela n'a pas été si facile à expliquer et à obtenir, voici votre serviteur l'accompagnateur très officiel d'une future conductrice en phase de conduite accompagnée. Demi-victoire seulement, car il faudra que cela se fasse au volant de la voiture des parents de la demoiselle, l'assureur en question ne pouvant imaginer que l'accompagnateur “ non familial ” use de son propre véhicule (dont il est pourtant l'assureur). N'en demandons pas trop, et sachons nous contenter de ce que nous avons obtenu, de haute lutte, dans un premier temps.


La chance était au rendez-vous, puisque j'ai pu rencontrer un “ délégué ”, donc un de ceux qui fabriquent, en quelque sorte, les offres de cette mutuelle. A qui j'ai posé une question qui devrait faire son chemin.


Soit des accompagnateurs qui sont, par nature, les parents du jeune Padawan.

Soit un jeune Padawan qui choisit de suivre une formation dite AAC (ou “ conduite accompagnée ”), qui passe avec succès l'ETG (“ le code ”), et qui doit faire 3.000 km en conduite accompagnée.

Soit des parents qui, pour des raisons qui sont les leurs, n'ont pas de voiture.

Un assureur militant ne pourrait-il disposer d'un moyen de résoudre ce problème, en ouvrant l'accompagnement à tout Jedi (de préférence assurée par elle) sans que cela pose un problème?

Réponse dans les semaines ou les mois à venir...



De plus, ce fut l'occasion de parler des projets dont les principes commencent à être peu à peu popularisés sur le blog des moniteurs et des élèves. Liberté de l'enseignement pour les moniteurs diplômés, liberté de l'apprentissage pour les élèves, fin du monopole des auto-écoles sur l'attribution des places d'examen.


Voilà encore une graine jetée à la volée. Je ne sais encore si elle est retombée sur le chemin, dans les ronces, ou dans la terre fertile, mais l'essentiel est d'y croire.


Faites de beaux rêves.



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31 mars 2010 3 31 /03 /mars /2010 09:35

Dans l'une des salles d'audience d'un TGI ordinaire, hier matin. Beaucoup moins de monde qu'en correctionnelle, ambiance plus feutrée. On appelle quatre personnes, une seule est présente, s'avance vers le juge. Stupeur. Cette personne va prêter serment, en tant qu'employée d'une société (privée) d'autoroute, et se voir ainsi autorisée à constater (en vue de leur répression) certaines infractions au code de la route, en particulier le R-412 (ou suivants) sur la ceinture de sécurité, tellement facile depuis une cabine de péage.


En un mot, c'est une nouvelle “ externalisation ”, une sous-traitance des prérogatives de l'État, en l'occurrence de la Police nationale ou de la Gendarmerie, un nouvel abandon qui ne peut qu'attrister ceux qui ont une certaine idée de la République, comme un certain autre avait une certaine idée de la France.

Parallèlement, cela étend et brouille de manière substantielle le domaine de la “ peur du gendarme ”, la transformant en “ peur de tout le monde ” puisque votre voisin, votre voisine peut très bien vous dénoncer ou vous piquer trois points sur votre permis, avec une amende en prime.


Encore un bon sujet de conversation pour les repas de famille.

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"Lorsque les pères s'habituent à laisser faire les enfants, lorsque les fils ne tiennent plus compte de leurs paroles, lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter, lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu'ils ne reconnaissent plus, au-dessus d'eux  l'autorité de personne alors c'est là en toute jeunesse et en toute beauté, le début de la tyrannie."
Platon.

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