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5 décembre 2010 7 05 /12 /décembre /2010 21:00

Les grandeurs financières valent ce qu'elles valent, c'est vrai, mais elles ont tout de même un sens, ne serait-ce qu'en les comparant les unes aux autres.

 

Vous vous souvenez de la réforme des retraites, qu'il a fallu réaliser d'urgence parce qu'il allait manquer quelques dizaines de milliards dans les caisses en... 2040, ou quelque chose comme cela, car, croulant sous les dates et les montants, on finit par ne plus y comprendre rien.

 

Et voilà que, grâce à Pumpernickel, j'apprends que ce sont 4.589 milliards d'euros qui ont été mis, sous des formes diverses, à la disposition des opérateurs financiers, banques, compagnies d'assurances, et autres bienfaiteurs de l'humanité, pour les aider à surmonter les effets de la crise dont ils sont à l'origine.

 

Sur ce blog, dans les liens auxquels on peut se référer, il y en a un que j'ouvre de temps à autre et que j'ai appelé "vous allez casquer!". Il m'apprend ce soir que la dette de la France (l'État, les collectivités publiques et assimilées) est d'environ 1.600 milliards d'euros,ce qui fait de notre pays le 19ème le plus endetté par rapport à son PIB (produit intérieur brut).

 

Trois montants, donc. Trois grandeurs presque sans commune mesure. Dans les 40 milliards d'un côté, 1.600 (40 fois plus) de l'autre, 4.589 d'un troisième (plus de 100 fois plus)...

Tout s'éclaire d'un coup, et on comprend enfin pourquoi on demande des efforts, et à qui.

 

Faites de beaux rêves. Et n'oubliez pas d'aller retirer le plus d'argent possible au guichet mardi 7 décembre. Just for the fun...

 

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Published by Régis Hulot - dans Brut de décoffrage
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"Lorsque les pères s'habituent à laisser faire les enfants, lorsque les fils ne tiennent plus compte de leurs paroles, lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter, lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu'ils ne reconnaissent plus, au-dessus d'eux  l'autorité de personne alors c'est là en toute jeunesse et en toute beauté, le début de la tyrannie."
Platon.

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