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6 novembre 2008 4 06 /11 /novembre /2008 16:31
C'est fait. La représentation nationale a voté, au hasard d'un amendement à un texte sur la Sécurité sociale, le recul à 70 ans l'âge après lequel on ne peut travailler. On a évoqué à cette occasion la situation d'un certain Guy Roux, né en 1938 et donc âgé aujourd'hui de 70 ans), qui fut l'entraîneur d'une célèbre équipe de football (à Auxerre) pendant de longues années. Ayant quitté son équipe d'origine, il se fit embaucher, à plus de 65 ans (donc après l'âge légal de la mise à la retraite), par le club de Lens, mais quitta rapidement son poste, officiellement pour raisons de santé, officieusement du fait des mauvais résultats obtenus. A l'époque, beaucoup s'étaient émus de cette situation: voir signer un contrat de travail par une personne qui avait dépassé l'âge officiel auquel on a le droit de travailler. Ce fut également l'occasion d'évoquer le cas du professeur Montagné (découvreur du virus du SIDA) frappé par la limite d'âge et qui quitta le "service actif" alors qu'il était, évidemment, encore capable d'une activité professionnelle parfaite. Bref, nombreux étaient ceux qui considéraient qu'à plus de 65 ans on pouvait encore exercer une activité professionnelle (va pour Montagné, mais pour Guy Roux!), tandis que d'autres s'interrogeaient sur les conséquences de cette entorse au Droit du travail qui ne présageait rien de bon.

Ils avaient bien raison de se méfier. Voyons la situation.
Depuis des années, la droite politique et patronale réclame - et obtient - un allongement de la durée de cotisation pour avoir droit à une retraite pleine et entière. On en était à 37,5 ans, on est passé à 40 ans, et on passe maintenant à 41 ans en attendant 45 ans. Il est donc logique que, l'entrée dans la vie active et de cotisant arrivant plus tard qu'il y a un demi-siècle, on repousse l'âge auquel on peut partir en retraite. Bien entendu, on prend le prétexte de l'allongement de l'espérance de vie et du meilleur état sanitaire de la population pour expliquer que l'allongement de la durée de cotisation est indispensable.
Parallèlement, le pouvoir d'achat des retraites ne cesse de se dégrader, et il n'y a encore pas si longtemps la droite patronale et politique promouvait le passage, pour équilibrer les revenus, à un système par capitalisation dont on sait désormais en quoi il ne protège en rien les intérêts des titulaires de pensions (sauf à investir dans la dette publique, c'est à dire dans l'impôt futur des citoyens).

Cependant, on constate que malgré ce que j'ai dit plus haut, la situation des salariés est loin de s'améliorer. Beaucoup d'entre eux n'attendent pas d'avoir acquis tous leurs droits pour cesser de travailler, nombreux sont ceux qui choisissent le temps partiel pour pouvoir "souffler" un peu face à des conditions de travail toujours plus exigeantes. De plus, les entreprises cherchent à se débarrasser des salariés les plus âgés (les plus coûteux pour elles, et, accessoirement ceux qui ont encore en mémoire le temps où existaient des organisations syndicales structurées et puissantes) en même temps qu'elles imposent des temps partiels à de nombreux salariés qui souhaiteraient pourtant travailler plus (pour gagner un peu plus). Sans parler des heures supplémentaires qui vont se réduire comme peau de chagrin dans les mois voire les années à venir.

Même s'il ne faut pas voir trop de machiavélisme chez nos gouvernants (et encore!), on est tenté de prévoir une situation qui pourrait être celle-ci: à l'âge où on a à la fois envie et besoin de prendre sa retraite, on s'aperçoit que, pour les raisons déjà évoquées, on est loin de disposer de la totalité de ses droits. Que faire? Accepter de vivre dans une relative misère (pour certains qui tournent entre 700 et 1500 euro par mois, le changement sera à peine sensible), ou chercher de petits boulots pour survivre ou s'offrir de temps à autre le nécessaire ou l'indispensable. Ou chercher à rester encore et encore dans son emploi, quoi qu'il en coûte, pour tenter d'obtenir son nombre d'annuités, mais cela dépendra de la bonne volonté de l'employeur.
Ainsi, on peut voir grandir le nombre des "déclassés" âgés, ceux que nous montrent déjà nos écrans de télévision dans de grands pays développés comme les USA, ou dans des pays où la couverture sociale est (devenue) presque inexistante (pays de l'ex-Europe de l'est ou Russie), alors que s'affichent avec l'insolence des nouveaux riches des fortunes qui ne doivent pas toujours tout à un travail acharné et honnête. Nous pouvons entrer dans une société qui ressemblera beaucoup à ce qu'était celle du XIXème siècle: une masse de miséreux ou semi-miséreux, une poignée de nantis dont l'appétit n'est jamais éteint.

J'ai souvent dit que la droite patronale et son expression politique rêvait de nous faire revenir à ce XIXème siècle qui vit le triomphe de la bourgeoisie affairiste. Pourquoi pas? A ceci près que dans cette marche à reculons, il nous faudrait alors passer par deux guerres mondiales. Au bas mot près de 100 millions de morts, toutes dictatures comprises.

Qui cela peut-il tenter ?
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28 octobre 2008 2 28 /10 /octobre /2008 20:43
Ma compagne est d'une grande sagacité - heureux l'homme dont la compagne est d'une telle sagacité!
Nous entendions donc dire que le nanoprésident avait décidé de créer 100.000 emplois aidés (pour contrebalancer la hausse prévisible du chômage - les chiffres à paraître vont certainement être terribles), tout cela au nom du pragmatisme. Or, me dit ma compagne, le nanoprésident était hostile (le mot est faible) à cette forme de création d'emplois considérés comme inutiles et ruineux pour les finances publiques. Et voici qu'il décide du contraire... par pragmatisme. Cela veut-il dire qu'auparavant il ne l'était pas... pragmatique, alors même qu'il disait l'être, et que c'est au nom de ce pragmatisme-là qu'il souhaitait développer en France le crédit hypothécaire - entre autres.
Bref, tout le monde l'a compris: pour tenter de faire baisser les chiffres calamiteux du chômage, le nanoprésident libéral ressort une des vieilles recettes que la gauche a à de nombreuses reprises mise en oeuvre. Et chacun sait avec quel succès, hélas.

Via France Culture, nous entendons parler ce soir de ce qui se fait en Bretagne. Une entreprise construit, pour un prix d'environ 5% supérieur au coût standard, des maisons qui consomment 10 euro par mètre carré et par an à chauffer. Les gens se précipitent, les commandes affluent... sauf quand les banques sont debout sur les freins quand il s'agit d'octroyer des crédits.

Au lieu de dé
verser les milliards par tombereaux dans le puit sans fond des bilans des banques, on pourrait imaginer que, par pragmatisme, l'Etat finance la construction de maisons qui correspondent non aux normes de 1970 mais à celles de 2015. Cela créerait des emplois. Qui n'auraient pas besoin d'être aidés ou financés par les impôts de ceux qui en bénéficieront(cieraient). Mais le pragmatisme ne va peut-être pas jusque là.

Tant pis pour nous.
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26 octobre 2008 7 26 /10 /octobre /2008 19:14
J'ai eu du mal à réaliser la manop', alors je vous renvoie directement à l'article que j'ai réussi à poster sur le blog de mon ami Pumpernickel.

Amusez-vous bien.
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26 octobre 2008 7 26 /10 /octobre /2008 09:48
Je pique à Panier de crabes cette belle formule qui me fait penser à ce qu'avait dit Churchill, peu de temps après l'acceptation par le France et la Grande-Bretagne du dépecage de la Tchécoslovaquie (dont elles avaient soutenu la création si peu de temps auparavant): « L’Angleterre avait le choix entre déshonneur et guerre. Elle a choisi le déshonneur, elle aura la guerre ».

Voici donc cette phrase de Thomas Jefferson, qui ne fut pas pour rien dans la construction de la nation états-unienne.

"Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l'une ni l'autre, et finit par perdre les deux."
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24 octobre 2008 5 24 /10 /octobre /2008 20:31
Subprimes... en gros, prêts à taux variable et progressif à des miséreux qui n'auront que l'endettement pour perspective contre l'illusion de la propriété de leur home, sweet home. Propriétaire, propriétaire, propriétaire, propriétaire répète Raymonde Bidochon inlassablement en s'éloignant toujours plus de cette habitation à loyer modéré qu'elle peut enfin fuir. Elle fuit son statut de locataire, elle fuit le regard des autres, elle fuit le mépris de ceux sont djà et avant elle propriétaires.

N'oublions pas comment fonctionne aux États-Unis ce crédit hypothécaire que désirait tant importer en France notre nanoprésident au moment où tout lui semblait possible. J'emprunte pour acheter ma maison 100.000 dollars. La seule garantie dont je dispose, c'est cette maison, puisque mes revenus ou ma situation économique sont plutôt faibles ou précaires. Je vais donc emprunter 100.000 dollars, et même 120.000 car je vais avoir à acheter des meubles ou même changer de voiture. On commence donc avec un déséquilibre emprunt/garantie. Peu importe, me dit mon banquier, puisque la valeur des maisons augmente tous les ans. Me voici donc emprunteur à 2% (les taux sont très bas depuis des années aux États-Unis, c'est la politique du gouvernement pour doper la croissance, bien aidé par la Réserve Fédérale).

A 2%, et pendant deux ans, les choses se passent plutôt bien. Mais au bout de cette durée, le taux va monter à 3 ou 4%. le budget du ménage devient difficile à boucler. Peu importe, la banque va de nouveau prêter, puisque la valeur du gage est censée augmenter un peu chaque année. C'est ainsi que notre maison est estimée à 110.000 ou 120.000 dollars... Encore un an ou deux, et le taux va grimper encore et atteindre 8 ou 10% l'an. Là, les choses deviennent plus compliquées, et nos heureux propriétaires vont faire marcher à fond ces fameuses cartes en plastique qui vous transforment en un tournemain de fauché en nabab. Et on se retrouve propriétaire d'une jolie maison, mais surtout titulaire d'une montagne de dettes qu'on ne pourra plus rembourser. Alors, vendre la maison dont on a tellement rêvé? Pourquoi pas. Mais comme beaucoup de gens sont dans le même cas, les acheteurs ne se bousculent pas au portillon, et la folie de la construction a produit un stock qui lu-même fait chuter les prix (comme en Espagne en ce moment). Ne reste plus qu'à tenter de gagner cette course de vitesse entre la vente volontaire (dont le produit ne pourra pas éponger la dette) et la vente forcée ou la saisie par le créancier.
Que s'est-il passé pendant ce temps? La banque prêteuse, créancier hypothécaire, a "titrisé" sa créance, c'est à dire qu'elle l'a revendue à un investisseur qui ne voit dans ce titre qu'un droit à recevoir une rémunération qui doit augmenter avec le temps. Et une fois dans le circuit, de vente en revente au fil des occasions, d'intégration de ces titres dans des produits financiers en transformations multiples, ces créances devenues "pourries" se retrouvent dans les patrimoines de multiples organismes, jusqu'aux collectivités locales françaises qui ont été démarchées par les banques (Dexia, sauvée in extremis par la France et la Belgique, ce qui est tout de même un comble) qui leur ont fait miroiter les avantages de placements sans risques et rémunérateurs.
Aujourd'hui, quel détenteur de portefeuille peut jurer qu'il n'est pas l'heureux propriétaire d'une de ces créances originaires des États-Unis, mais aussi de Grande-Bretagne ou d'ailleurs?

Et aujourd'hui ?
Les États ont vraiment "mis le paquet" pour sauver le système dont il faut bien dire que son effondrement nous jetterait dans le chaos. Au passage, ils ont proclamé urbi et orbi que les responsables seraient sanctionnés. Ne nous faisons pas d'illusions. Ce n'est pas la mise à l'écart de quelques patrons de banques (en France ou ailleurs) qui va mettre sur la paille les personnages concernés ou faire trembler ceux qui restent en place.
A l'occasion, on se débarrasse de quelques établissements locaux ou secondaires (qui parle des petites banques qui vont disparaître ou ont déjà disparu) dont les dépouilles seront avalées par de plus gros qu'eux. Et on élimine aussi quelques concurrents avec lesquels on pouvait avoir des comptes à régler. Pourquoi la faillite de Lehman Brothers, le dépeçage de Merrill Lynch (avalée par Bank of America pour 50 milliards de dollars - une paille), mais le sauvetage de JPMorgan Chase pour ne prendre que ces exemples? Peut-on affirmer que ces faits sont sans aucun rapport avec la présence dans les sphères gouvernementales de Washington de tel ou tel dont les intérêts sont plus ou moins liés à tel ou tel groupe financier? Et ce qui se passe aux États-Unis se passe, de manière certainement moins visible (parce que mieux dissimulée) en Europe et en France.

Peut-on faire quelques pronostics sur l'évolution de la situation.
La finance, constatant que les gouvernements sont prêts à tout pour assurer sa survie, ne va certainement pas se gêner. Aussi continue-t-elle à jouer avec les valeurs mobilières dans les différentes bourses mondiales, faisant le grand ménage qui permettra de colossales restructurations et autant de concentrations de grande envergure, sans se soucier des grands moulinets des pays qui prétendront les en empêcher en constituant des fonds d'intervention ad hoc. Ayons un peu de mémoire: aucun pays n'a jamais réussi à lutter victorieusement contre les assauts de la spéculation contre sa monnaie nationale (en ce sens, l'euro est une bénédiction pour les pays européens). En ce sens, les quelques dizaines de milliards (qui vont sortir d'où? de l'emprunt auprès des banques qui se gaveront avec les intérêts...) envisagés par la France seront de peu de poids.
Dans l'économie dite réelle, les entreprises vont souffrir dans le domaine financier (trésorerie placée mais envolée du fait de la crise). Elles vont aussi avoir à souffrir du retournement de l'attitude des banques qui, malgré les déclarations tout azimut, vont de toutes façon serrer la vis (c'est déjà commencé, et dans les grandes largeurs) et tenter de limiter les risques dans tous les domaines. Mais les entreprises vont surtout souffrir d'un marché qui se désorganise: pouvoir d'achat en berne, dégradation de l'emploi (100.000 chômeurs de plus d'ici Noël?), grippage des circuits internationaux sur lesquels a été construite la croissance débridée fondée sur les délocalisations et la chasse aux bas salaires et à la fiscalité réduite...

Il y a quelques mois, je pariais sur un baril de pétrole à 200 dollars. Je me suis trompé, et je le regrette bien. Une telle situation aurait permis des remises en cause des processus industriels, car les prix élevés et la rareté développent l'imagination. Aujourd'hui, c'est pire que cette hypothèse. Et nul ne sait de quelle façon on pourra se sortir d'un tel bourbier.


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22 octobre 2008 3 22 /10 /octobre /2008 17:02
A moment où nos banquiers et leurs soutiens vivent des heures difficiles, je crois utile de mettre en ligne cette petite histoire qui montre à quel point ces gens ont de l'humour à défaut d'être prévoyants.

Une vieille dame se présente un matin à la Banque du Canada avec un gros sac d'argent. La vieille dame insiste pour parler au président de la Banque afin d'ouvrir un compte d'épargne, parce que, dit-elle, elle a beaucoup d’argent. Après bien des discussions (le client ayant toujours raison), un employé l'emmène au bureau du président. Le président de la Banque lui demande alors combien elle aimerait déposer. Elle lui répond 165000 $, tout en déposant son sac d'argent sur son bureau. Curieux, celui-ci lui demande comment elle a réussi à économiser autant d'argent. La vieille dame lui répond qu'elle fait des paris. Le président surpris lui demande : " Quel genre de paris ? " La vieille dame lui répondit : " Dans le genre, je vous parie 25000 $ que vos testicules sont carrés ". Le président se met à rire tout en lui faisant remarquer que ce genre de pari est impossible à gagner. Alors, la vieille dame réplique : " Aimeriez-vous relever ce défi ? ". "Certainement, répondit le président, je vous parie 25000 $ que mes testicules ne sont pas carrés ". La vieille dame lui dit donc : " C'est d'accord. Mais étant donné l'importance de la somme impliquée, je vais revenir demain à 10h avec mon avocat comme témoin si vous n'y voyez pas d'inconvénient ". "Aucun problème ", lui répond le président de la Banque tout confiant. Ce soir-là, le président devient très nerveux au sujet du pari et passe un long moment devant son miroir à examiner ses testicules, les retournant de tous côtés, dans tous les sens, encore et encore, afin de s'assurer que ses maudits testicules ne peuvent être considérés comme carrés et être ainsi rassuré, sans équivoque, de gagner ce pari. Le lendemain matin à 10h précise, la vieille dame se présente avec son avocat au président et confirme le pari de 25000 $ fait par la vieille dame concernant le fait que les testicules du président sont carrés. Le président confirme que le pari est conforme aux engagements pris par la veille dame. La vieille dame lui demande donc de laisser tomber son pantalon, et le reste, pour qu'elle et son avocat puissent tout voir ; ce que le président fait avec complaisance. La vieille dame s'approche pour voir de plus près et lui demande si elle peut les toucher. " Mais très certainement ", lui dit le président, étant donné le montant d'argent impliqué vous devez donc vous en assurer à 100 %. Ce que la dame se met à faire avec un léger sourire. Le président s'aperçoit alors que l'avocat se frappe la tête sur le mur. Il demande à la vieille dame pourquoi il agit de la sorte. Elle répond : " C'est probablement dû au fait que j'ai parié avec lui 100000 $ que, aux alentours de 10h, je tiendrais dans mes mains les testicules du président de la Banque du Canada !"

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21 octobre 2008 2 21 /10 /octobre /2008 10:01
Bien entendu, il s'agit de Soeur Emmanuelle et non de l'Emmanuelle pour qui Pierre Bachelet avait écrit une musique que nous avons encore tous en tête...

Mélodie d'amour chantait le cœur d'Emmanuelle
Qui bat cœur à corps perdu
Mélodie d'amour chantait le corps d'Emmanuelle
Qui vit corps à cœur déçu...


On ne va pas faire de commentaires sur les déclarations des uns et des autres devant la disparition d'un personnage qui aura marqué son temps, comme tous ceux qui, avant elle, ont mis le service d'autrui avant celui de leurs intérêts personnels. Mais il y a tout de même quelques indécence à s'émouvoir alors même qu'on vole au secours de ceux qui sont les principaux responsables de l'état du monde d'aujourd'hui.

A moins que ce soit là le dernier avatar de l'hommage que le vice ne manque jamais de rendre à la vertu.
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20 octobre 2008 1 20 /10 /octobre /2008 16:29
Mon activité a beaucoup baissé ces derniers jours, mais il faut dire que j'ai été passablement sollicité par ailleurs.

En attendant, allez donc enrichir votre culture économique en passant par le blog de Pumpernickel qui renvoie à deux articles fort intéressants au sujet de la crise financière qui est terminée mais qui continue, bref, dont personne ne sait par quel bout la prendre...

RH
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17 octobre 2008 5 17 /10 /octobre /2008 08:54
En 1961, Maurice Papon, aujourd'hui décédé après avoir été reconnu coupable de crime contre l"humanité par la justice française, était préfet de police de Paris. Après avoir pratiqué la chasse aux juifs à Bordeaux, il pratiquait la chasse aux arabes pendant la guerre d'Algérie pour le compte du gouvernement français.

La manifestation pacifique de ce 17 octobre a donc été réprimée comme il se doit. Selon les sources officielles, il y aurait eu 2, ou 6, morts. Selon les historiens, ce sont des dizaines de personnes qui ont été tuées, noyées dans la Seine ou battues à mort en particulier au Palais des sports de la Porte de Versailles (le vélodrome d'hiver, dit Vel' d'Hiv', n'est plus disponible, détruit en mai 1959).

Aujourd'hui encore, ce massacre n'a pas été reconnu par les autorités françaises, et aucun reponsable (hauts fonctionnaires, ministres, mais aussi exécutants) n'a été inquiété.

Ce qui ne fait qu'ajouter à la longue liste des crimes commis au nom des intérêts supérieurs de la nation.

Si certains veulent oublier, pas moi, pas nous.
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15 octobre 2008 3 15 /10 /octobre /2008 08:23
Il y a cinq ans mourait François Béranger. Caroline Cartier, sur FranceInter, lui a rendu un bel hommage qui fait passer un peu d'air frais au coeur de ceux que révulse le sauvetage des banques et divers organismes de spéculation financière qui viennent de ravager le monde et que tous les pouvoirs sont d'accord pour sauver, quel qu'en soit le prix.

RH
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"Lorsque les pères s'habituent à laisser faire les enfants, lorsque les fils ne tiennent plus compte de leurs paroles, lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter, lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu'ils ne reconnaissent plus, au-dessus d'eux  l'autorité de personne alors c'est là en toute jeunesse et en toute beauté, le début de la tyrannie."
Platon.

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